Blogue

PARLER DU COEUR

traduction: parfois les gens vont mieux te comprendre si tu leur parles avec une voix remplie de compassion plutôt que sur un ton moralisateur… ils/elles ont plus besoin d’être compris(es) que de se faire enseigner…
– Dodinsky

peu importe ce que l’on a à dire, ce que l’on veut communiquer, pourquoi ne pas essayer de le dire avec notre coeur ?

plutôt qu’avec notre tête…

peu importe le message que nous voulons transmettre, pourquoi ne pas le dire pour rejoindre l’autre ?

plutôt que de vouloir avoir raison…

peu importe le type de lien qu’on veut développer avec autrui, pourquoi ne pas le faire sur un pied d’égalité, en tant que simple humain(e) ?

plutôt que sur le ton de quelqu’un qui sait, qui a compris…

car peu importe ce que l’on pense avoir compris de et dans l’existence, peu importe ce que l’on conçoit de cette grande vie qui prend place à l’extérieur de soi, toujours que notre perception limitée, toujours que notre petite vision personnelle et biaisée de nos expériences passées de la grande vue

et les autres, peu importe les raisons et/ou les événements, ont leur propre vision et regard… et l’un et l’autre se valent… ni mieux, ni pire, que différent…

mais au fond, que le même coeur qui bat…

popoum popoum…

__________________________________________________________________

s’élaguer

traduction: l’ultime réalisation de cette présente incarnation est de vous tourner vers l’intérieur et de réaliser votre nature profonde… il n’y a rien d’autre à réaliser… – Ramana Maharshi

au cours de la première moitié de notre existence, on grandit, on se développe, on apprend les choses de la vie, on accumule et acquiert des biens, des habiletés et des connaissances… bref on se construit…

puis au fur et à mesure que l’on vieillit, que les années passent, alors qu’on se met à redescendre la montagne, on se rend compte que tout ce que l’on a amassé et ramassé devra éventuellement être abandonné, laissé de côté, élagué…

pas qu’on ne doive pas jouir de la vie avec tous nos sens, au contraire…

mais avec le temps qui file sur nous, en nous et devant, on réalise que la quête concerne de plus en plus l’essentiel, l’intangible, le fondamental, le soi… ce soi dont on ne connait pas tout à fait la nature ni l’essence… mais qu’on cherche avec de plus en plus de vigueur et de rigueur…

puis on réalise lentement mais sûrement que l’emphase repose sur le l’observateur/trice, davantage que l’observé… car ce qui est observé change et fluctue mais ce qui observe demeure… observer l’observateur/trice…

avec le temps qui passe, comme les saisons, d’ailleurs l’une des grandes richesses de vivre en pleine nature est que l’on peut les observer in situ, on revient graduellement à l’essentiel, au plus petit dénominateur commun en soi… à la nature des choses et de l’être…

le coeur unique, le souffle que nous partageons tous et toutes, les besoins de base que l’on doit combler au quotidien… le corps qui ralentit et qui nous ramène à soi…

tout en apprenant de plus en plus à s’observer observer, à prendre conscience, de soi comme des choses, de ses pensées comme de ses émotions, de sa solitude comme de la connection avec nos frères et soeurs…

si on débute sa vie sur terre en ouvrant nos yeux et en apprenant le monde, la deuxième partie de l’existence de chacun/e consiste à saisir ce qui se passe en notre monde intérieur, et à tourner notre attention de plus en plus sur ce qui observe, le monde dans lequel on vit comme le poste d’observation de l’observateur/trice de ce grand déploiement…

allez, bonne vue, et bonne vie…

empathie, materna et compassion

9 mai 2021

traduction: rien n’est plus important que l’empathie envers la souffrance d’un(e) autre être humain… rien… ni une carrière, ni l’abondance, ni l’intelligence et certainement pas le statut social… nous devons avoir de la compassion envers les un(e)s les autres si nous sommes pour survivre avec dignité… Audrey Hepburn

et les animaux, et les végétaux, les minéraux et tout ce qui vit… sans oublier soi-même car beaucoup part de là… et la souffrance, mais aussi tout ce qui concerne les autres… nos frères et nos soeurs humains… car les autres c’est nous autres aussi…

au-delà de nos croyances, des résultats de nos recherches, de nos théories et de nos idées, de notre vision des événements actuels, gardons le focus sur le coeur humain… sentons-nous uni(e)s les un(e)s les autres, les un(e)s aux autres, les un(e)s avec les autres…

aimons-nous, tout simplement, simplement parce que ça rend la vie plus douce, plus humainement soutenable, plus confortable…

bien sûr, tant de choses qui peuvent nous diviser, nous séparer, nous polariser… et qui, bien sûr, le font… bien sûr, vivre et laisser vivre… on connait la chanson…

alors la plus grande révolution qui soit ne consiste pas à tenter de changer le monde, ou de le comprendre, ou encore de faire entendre raison à autrui… non…

la priorité actuelle me semble résider dans le fait de choisir de garder en priorité ce qui nous unit, ce qui nous rassemble, ce qui est commun à nous tous et toutes… qu’un seul coeur qui bat…

car on peut bien vouloir le meilleur pour soi-même, simplement naturel, mais si on a le meilleur dans notre coeur et entre nos mains, l’ultime cadeau consiste à vouloir le partager avec le plus grand nombre, pour le bien du plus grand nombre…

en ce jour de la fête des mères, un peu ce qui flotte dans l’air du temps… que ce soit le coeur d’une mère humaine ou celui de la mère terre…

car l’énergie maternelle désire toujours le meilleur pour ses enfants… prendre soin, materner, protéger… cette qualité maternelle, aussi partagée par de nombreux pères et autres gens sans enfants à eux, est le liant de notre vivre ensemble… la glu qui nous tient vivants et humains…

car on peut survivre, mais peut-on vivre totalement ?

alors que l’on soit homme ou femme, père ou mère ou pas, développons cette qualité maternante envers autrui… car nous sommes la même et seule grande famille… la seule qui soit, la seule qui vive…

parce que c’est quand pense à l’autre et que l’on donne que l’on reçoit…

L’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit, le cœur de ce qu’il donne
Victor Hugo via Manon Rousseau

__________________________________________________________________

Merci, juste merci

♥♥♥ – 3/5/2021

souvent la première réaction qui m’anime le matin lorsque mes yeux s’ouvrent que ces mots full gratitude de Mr Camus…

pendant que certains voient davantage les libertés qu’on nous a retirées, que d’autres préfèrent regarder ce qui leur manque, que d’autres encore choisissent de regarder leurs écrans et s’indignent, moi j’ai la chance d’admirer les arbres et d’écouter les oiseaux chanter…

le simple fait d’avoir maison, amour et nourriture est déjà plus que parfait… et en plus, si on la chance de jouir d’un corps qui fonctionne malgré les années d’usure et de soins, c’est un bénéfice plus que secondaire… et c’est souvent quand on se porte moins bien qu’on reconnait cela…

évidemment, l’image du verre à moitié plein et/ou vide simultanément est un classique que l’on n’utilisera pas ici… mais c’est quand même ça qui est ça… même si la vie semble à l’envers… sauf que si vert dehors…

certains voient dans la situation présente un bris de liberté, et de ce nombre plusieurs de mes ami(e)s, ce que j’accepte même si j’admets que leur réaction me surprend parfois…

mais impossible pour moi de considérer autrement la toile blanche de notre vie autrement que comme un plein potentiel de création… cela est probablement facilité par le fait de vivre en nature… le miroir est plus calme…

oh bien sûr, chaque jour amène son lot de défis… mais la seule alternative est de considérer comment on peut surfer avec les vagues qui nous arrivent (dans l’air du temps les vagues et floush et floush)… estimer ce que l’on peut apprendre de nouveau quand la vie se révèle différente de nos attentes, comment on peut faire du mieux qu’on peut avec ce que l’on a dans et entre les mains…

une disposition intérieure que cette attitude, un choix, une capacité de choisir de voir la beauté sans tomber dans l’angélisme et le spiritual bypassing… car la vie est bien sûr pleine de défis, d’obstacles à nos plans, de détours… mais comme on dit, le chemin est le but et notre façon de voyager un but en soi… dès qu’on vit dans la chair, la gravité guette joue avec notre esprit…

et lorsque la satisfaction et la gratitude nous animent, l’étape suivante me semble consister à voir comment on peut aider autrui, comment contribuer au bien du plus grand nombre… commet aider ceux et celles qui ne sont pas aussi choyé(e)s que soi, ceux et celles qui ont besoin… car lorsqu’on est pleins, on déborde et quand on déborde, faut que ça coule… the show must flow on… et que ça roule… rush qui roule & rock n roll

un peu mon objectif avec cette nouvelle Tribu…

dans un premier temps, nous rassembler, pour méditer ensemble, en ligne et en personne parfois… se sentir connecté(e), avec soi et avec d’autres, mais aussi nous permettre de nous aider et nous entraider, de mettre nos talents à profit, de nous faire devenir plus grand(e) que je… pour passer de je au nous… assis, debout, et de je à nous…

à suivre…

___________________________________________________________________

♥♥♥ – 29/4/2021

traduction: quand tu fais quelque chose avec toute ton âme, avec créativité ou amour, laissant ainsi une partie de toi dans ce que tu fais

et pourquoi pas âme, créativité ET amour ? car un peu la même chose…

beau terme que celui de Meraki… en fait, la seule façon de faire les choses… seule façon d’être même… totalement, avec âme et coeur, créativement, comme si c’était la dernière chose qu’on faisait dans notre vie… car ça l’est peut-être, la vie étant tellement imprévisible…

comme le chroniqueur est légèrement obsessionnel-compulsif, j’aimerais appliquer ce principe de Meraki au projet de nouvelle Tribu sur lequel je planche depuis quelque temps… et qui, à ma grande joie, semble résonner pour certain(e)s de mes ami(e)s et connaissances…

au cours de la dernière année, regardant la situation sociale, je me demandais ce que je pourrais faire pour aider… en avril de l’an dernier, lorsque la tempête frappait dans les CHSLD, j’avais offert mon aide en tant que bénévole (un peu craintif toutefois je l’admets) car j’étais incapable de rester les bras croisés devant cette horreur… comme on a tardé à me contacter, j’ai finalement été conduire des autobus scolaires quelques mois pour dépanner… puis l’été est venu nous croire que tout revenait comme avant

ces temps-ci, on peut constater que la santé mentale des gens est en général précaire et fragile… beaucoup de monde sur le gros nerf… résultant de l’isolement, des restrictions, des différences d’opinions et des relations délicates qui en découlent sur les réseaux, le moral de tout le monde frôle le rouge écarlate… comme notre face parfois…

observant cela, je me demandais de quoi le monde avait besoin

et ce que je constate est que plus que jamais, nous sommes nombreux/ses à avoir besoin de connexions nourrissantes, protégées et soutenantes…

besoin de temps pour revenir à soi, en soi, mais en même temps en contact avec d’autres, d’où l’idée des méditations en ligne… parfait médium pour être avec soi et ensemble, chacun(e) chez-soi mais relié(e)s…

besoin d’appartenance avec des gens heart minded… qui, au-delà de nos opinions, croyances et vues sur les choses, ressentent cette connexion de coeur à coeur…

besoin de partage nos talents, nos forces… car nous sommes plusieurs à vouloir aider, à vouloir contribuer… d’où l’idée d’un réseau d’aide, d’échange, de mentorat…

donc de là est née l’idée te tenter de nous regrouper… au sein d’un choeur, d’un noyau, d’un cocon chaleureux et inspirant…

quand on vieillit, nos besoins et désirs se précisent et se raffinent… on veut moins avoir, et être davatange… on veut faire ce qui est utile pour plus grand que soi… alors ce projet pour moi est justement full Meraki… un projet de d’âme, d’amour et de créativité… full coeur

une occasion de mettre nos ressources en commun, prônant des valeurs positives, créatrices, inspirantes, et servant à plus grand que soi…

car avec le temps, on constate que la vie ne tourne pas qu’autour de notre propre petit nombril… la vie est vaste et multiformes… et l’on a besoin de sentir que l’on fait une différence, besoin d’aider, de soutenir, de collaborer…

et en ces temps si incertains, besoin de mettre du sens dans nos actions… au sein d’un groupe de pairs, un groupe d’appartenance… une gang de chums de gars et de filles… parfois virtuellement, parfois en présence en forêt, quand on pourra…

et c’est un peu cela que j’aimerais contribuer à rendre possible, à réaliser dans le sens de rendre réel… avec liberté et implication, avec collégialité, fraternité et sororité… avec le sentiment de faire ce que l’on aime, ce à quoi nous sommes bons et bonnes et que l’on aime…

et en le partageant, en l’offrant car à mes yeux, les choses n’ont de valeur que si on les partage avec nos ami(e)s, nos proches, les gens qu’on aime et ceux et celles qu’on ne connait pas encore…

pour moi, c’est ça le Meraki… partager qui on est…

Meraki beaucoup beaucoup alors…

terminus, tout le monde embarque

♥♥♥ – 29/4/2021

traduction: ce voyage ne se calcule pas en terme de distance… arrête de t’éparpiller et tu réaliseras que tu es déjà arrivé(e) à destination… – Anthony De Mello

avec ce confinement, depuis un an, la distance a pris un nouveau sens, un sens nouveau… on ne sait pas si on va voyager de nouveau, du moins certainement pas autant ni comme avant… et en plus, avec tout ce temps passé à résidence, nous sommes obligé(e)s d’être beaucoup plus avec soi-même, surtout ceux et celles qui vivent seul(e)…

et qui dit distance dit aussi moins de relationing avec autrui et davantage de contact avec soi-même… car autant les occasions de contact sont plus limitées qu’auparavant, autant on passe plus de temps que jamais avant avec soi-même… pour le meilleur, et pour le vivre…

et comme on se disait ici l’autre jour,

belle occasion de passer du temps avec soi-même que cette situation en effet… du temps sans distance pour apprendre à s’aimer davantage, et à découvrir tous les petits racoins cachés de notre âme qu’on n’avait pas tant à explorer auparavant, trop occupé(e) à parcourir le monde ou à jazzer avec des ami(e)s (salut tatie 😉

parlant distance qui n’existe pas, dès qu’on arrête de courir et qu’on ferme les yeux, on arrive immédiatement ici, déjà à destination… en fait, dans cette destination qui est toujours présente mais qu’on oublie et après laquelle on aime courir, même si on a toujours les deux pieds dedans… cette destination qu’on imagine toujours plus tard, plus loin, ailleurs…

pourtant…

comme lors de nos méditations en ligne, dès qu’on ferme nos yeux, et qu’on ouvre nos coeurs, nous sommes immédiatement ici, ensemble… plus d’écran, plus de distance, plus de séparation… seul et même et unique coeur…

c’est notable parmi notre groupe, car la plupart d’entre nous méditons depuis longtemps… ensemble, jadis, on a appris à arrêter de courir… et maintenant on se retrouve, ici, même à distance… et dès qu’on tombe en soi, la connexion avec soi et entre nous est tout simplement là, comme toujours, chacun(e) à destination… wifi avec fil invisible… et sans distance car tout le monde ici, au coeur de soi…

résistant aux rencontres Zoom en début de pandémie, mais avec l’intuition me disant de le faire tout de même, j’ai commencé à organiser quelques méditations en ligne pour maintenir un minimum de contact entre quelques personnes de notre petit groupe… confinement oblige et raffinement en prime…

et je me suis rendu compte que si les Zoom à paroles m’étourdissent, j’apprécient grandement nos rencontres virtuelles de méditation en silence, entrecoupé de belle sacrée musique, et de quelques mots de sagesse, pour garder un lien horizontal entre nous… car parfois le silence est si vaste qu’on peut s’y perdre…

et souvent on ouvre nos écrans en début de rencontre, pour se saluer, mais on les éteint car pas dans l’écran que ça se passe, même si par là que ça passe quand même… et on les ouvre de nouveau à la fin pour se saluer… tout simple… 45 minutes de présence ensemble font la job… car la distance n’existe pas…

je crois sincèrement que notre propre coeur est notre destination… et qu’on est déjà arrivé(e)s… et que oui, on a besoin de la présence des autres… moi en tous cas…

mais je constate que cette qualité de présence est en train de changer, de se transformer… en fait quand la qualité de notre présence à soi se raffine, notre présence aux autres se modifie du même coup…

ici, ensemble, moi avec toi, vous, toi, vous avec moi… à destination… perpétuelle et intemporelle destination…

terminus, tout le monde embarque…

___________________________________________________________________

♥♥♥ – 28/4/2021

traduction : les gens les plus heureux sont les «donneurs», pas les «preneurs»…

l’une des intentions principales de cette nouvelle Tribu est de rassembler une gang de donneurs/donneuses

pas des donneux de leçons, ni des donneux d’opinions, ou de morale, ni des donneux de conseils…

non, plutôt des donneurs/ses de temps, de présence, à soi et à l’autre, aux autres…

des donneurs/ses d’amitié, des gens qui ouvrent leur coeur à plus grand que soi… en fait plus des partageurs/ses, des passeur/ses, que des donneurs/ses en tant que tels… car rien ne nous appartient de toute façon… ainsi on ne donne jamais vraiment rien, car on ne fait que passer, que se laisser passer dedans par la vie, parfois on se fait même dépasser… au fond, on ne fait que se passer la matière de base de la vie les un(e)s les autres… on transforme, on modifie, on partage…

rassembler donc, des gens qui ne donnent pas nécessairement pour être heureux/ses en retour, ou pour s’ennorgueuillir de donner… non, qu’heureux/ses et bien de simplement donner, d’aider, de soutenir… car quand on a déjà donné, on sait que le simple geste de donner fait du bien… ça la paie… et quand on a déjà reçu, vraiment reçu, on a envie de redonner…

car donner fait de la place dans le coeur, donner sans attente, à partir de son coeur, permet de rejoindre le coeur de l’autre, le coeur du monde…

donner fait plaisir, donner fait du bien, donner dégage et ouvre le coeur, donner ouvre le chemin…

donner déleste le coeur de son surplus de poids, de son surpoids… donner fait rajeunir… donner allège et donne des ailes…

donner permet le détachement…

on dit souvent qu’il faut avoir reçu pour être en mesure de donner… d’autres disent au contraire qu’il faut donner avant et – peut-être – qu’ensuite on recevra… car un moment donné, recevoir devient secondaire et passe derrière l’acte de donner… car en fait, c’est l’acte de donner qui nourrit le coeur… parait qu’on peut même donner ce que l’on aurait aimé recevoir et que l’on a jamais reçu… car dès qu’on donne on reçoit… comme le karma, la récompense du don est instantannée…

car vous et moi, depuis tant d’années, on a fait toutes sortes d’ateliers de croissance, on a plongé en soi, on a médité, on a pris soin de soi, on a appris à s’aimer soi-même, on s’est regardé le nombril longtemps et depuis belle lurette… tellement que j’ai l’impression que maintenant est le temps de donner… donner à autrui, donner à quiconque a besoin, donner à plus démuni que soi sur le plan matériel et affectif… surtout en cette période socialement instable… trouver refuge dans le don de soi…

car le monde vit une période de grands besoins… de toutes sortes… le monde a besoin de nos dons, nos talents, nos dons de coeur… que notre présence devienne présent…

pour cela que cette nouvelle Tribu visera à encourager les projets qui donnent, qui redonnent toute cette gratitude et cette reconnaissance que l’on a emmagasinée…

projets de mentorat individuel, projets de bénévolat… bénévolat qui signifie: situation d’une personne qui accomplit un travail gratuitement, sans y être obligée… en fait, quand on bénévole, on reçoit beaucoup, mais pas du cash, pas des bidous… on reçoit l’amour que l’on donne, le soin que l’on offre, on reçoit en donnant… et plus…

donner a la capacité de nous ouvrir le coeur pour que l’on puisse apprécier tout ce que l’on a… on dit que si tu veux perdre quelque chose, conserve-le que l’on ne peut posséder que ce que l’on donne…

hier je parlais avec mon ami Ravi, grand donneur s’il en est, et ami intime depuis plus de 20 ans… nos chemins et nos parcours sont tissés serrés depuis l’an 2000… et hier, j’ai demandé à Ravi s’il était intéressé à devenir mon elder de service pour la nouvelle Tribu, notre sage homme… et il a dit oui…

alors la construction de l’équipe est entamée… à suivre…

___________________________________________________________________