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COEURS BONS

23 juillet 2021

traduction: un coeur bon peut apporter dans votre vie une multitude de choses que tout l’argent du monde ne peut procurer

ces temps-ci, dans ma vie, un coeur bon vit autour du mien… pour le plus grand plaisir de mon ptit coeur d’ati… et depuis, ma vie est devenue toute pleine de tout ce que l’argent ne peut procurer…

car comme le disent les pubs de Master Card, certaines choses n’ont pas de prix… ni de coût… trop de valeur pour que l’argent ne puisse rivaliser… les choses du coeur sont inestimables…

j’ai comme l’impression que les boys qui vont faire leurs ptits tours de fusées dans l’espace, comme ceux qui courent après les profits toujours plus gros et fuyants par en avant, c’est exactement cela qu’ils recherchent… ce que l’argent ne peut procurer…

de toute façon, probablement plus on a d’argent, plus on a peur de le perdre… tandis que l’amour et les bonnes choses du coeur en génèrent à l’infini…

bonne suite de vacances… dans le coeur de l’été…

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ENCOURAGEURS/SES

22 juillet 2021

tanné(e)s vous aussi de toujours tomber dans la critique ? moi si… moi aussi… marre de toujours voir le côté sombre des choses ? ce qui cloche ? ding dong ding dong…

pour ça que depuis quelque temps, j’ai décidé de mettre l’emphase sur le côté lumière, sur le potentiel, sur les possibilités…

pour cela que j’ai décidé, en fait à chaque instant que ça se décide ces affaires-là, de boire toute l’eau qu’il y a dans le verre, qu’il n’y en ait une seule goutte, ou plein le verre… envie de squeezer chaque goutte hors du citron pour faire la meilleure limonade qui soit…

envie d’encourager mes ami(e)s, de les aider, d’offrir des espaces et des lieux où les gens pourront partager le meilleur d’eux-mêmes… parce que ça me nourrit, parce que ça me remplit le coeur… car c’est seulement quand on vide le verre qu’on peut le peut le remplir à nouveau avec de l’eau fraîche…

et lorsqu’on ressent de la gratitude pour qui l’on est et tout ce que l’on a, car nous sommes pleins et pleines aux as vous et moi, on a envie de partager, de redonner… de faire fructifier cette chance et opportunité avec et pour les autres… aussi simple que ça la vie un moment donné…

envie de donner anonymement… envie d’aider les autres même en sachant qu’on ne recevra pas nécessairement quelque chose en retour…

donner pour le simple plaisir de donner, tout simplement… rien en retour d’autre que la chaleur dans le coeur qui résulte de l’acte d’offrir sans attente et sans raison précise…

pour toute la place que ça crée dans notre coeur quand on partage qui l’on est…

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DROITS ? NON, RESPONSABILITÉS !

21 juillet 2021

traduction: la chose la plus utile que j’ai apprise m’a été transmise par un aîné de la nation Cherokee, Stan Rushworth, qui me rappelait la principale différence entre la façon de penser des colonisateurs – j’ai des droits – et celle des premières nations- j’ai une responsabilité… plutôt que de penser que je suis né avec des droits, je choisis de vivre comme si j’étais né(e) avec la responsabilité de servir les générations passées, présentes et futures, de même que la planète

quelle sagesse… pour nous qui vivons dans une société de droits, où les avocats sont (fous des) rois… dans laquelle tout est permis tant qu’on le considère ainsi… et qu’on a rédigé des lois en conséquences… légalité mais pas toujours moralité… mais où l’on oublie souvent de considérer l’impact de nos actes sur les autres, et sur l’environnement…

sure, Bezos et ses chums ont le droit d’aller faire des ptits tours dans l’espace, mais s’ils avaient seulement conscience des impacts sur l’environnement – gros boost de chaleur en ces temps de canicules chroniques – pendant que des millions de personnes meurent de faim et qu’Amazon fait fermer des tas de ptits shoppes… et que les GAFA s’empiffrent en ne payant pas ou si peu d’impôts…

bien sûr, on a le droit de se payer des croisières autour du monde (qui vont hélas reprendre bientôt), mais de là à flusher nos toilettes dans l’océan, on pourrait se garder une ptite gêne…

bien sûr, important pour les athlètes les JO, mais en ces temps incertains ? droit ou responsabilité…

chacun des gestes que l’on pose a des répercussions… alors pensons un peu avant d’agir… et vivons à ceux et celles qui suivront, pour au moins 7 générations à venir…

car comme le soulignait notre Beloved, en anglais, responsable signifie capable de répondre, able to responde… et la réponse à la situation actuelle n’est peut-être pas de continuer comme ce qui a mené à la situation actuelle… just saying…

pas responsabilité comme dans culpabilité, plus dans comme dans réponse juste aux événements actuels… mais pour cela, il faut voir ce qui se passe, et répondre avec justesse, pas seulement avec justice…

yo !

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la méditation ?
parce que certains questionnements ne peuvent être élucidés
via Google

MÉDITER ? EN LIGNE ?

20 juillet 2021

depuis quelques mois, certains ami(e)s et moi, on médite ensemble quelques fois par semaine… on médite ensemble et en ligne… mon ami Srajano, avec qui je partage l’animation de ces temps et de ces espaces privilégiés, on adore préparer un peu de musique et quelques mots d’Osho ou d’autres sages… pour le silence c’est plus simple, il se prépare tout seul… et il est toujours là… dans le divin backstage

je sais, je sais, ça sonne étrange de méditer en ligne… pourtant…

lorsqu’on médite, seul ou avec des gens, on est toujours seul(e)… et en même temps, quand on médite, on est jamais séparés… ni de rien, ni du tout… ni de personne, ni de rien de ce qui se passe dans l’univers…

ainsi, ici sur terre, quelques fois par semaine, on allume nos écrans et, via Zoom, apparaissent les écrans de nos ami(e)s avec leurs ptites faces dans le nôtre – certains à des milliers de km – chacun dans nos écrans respectifs… coeur à coeur… wifi cosmique…

et pendant environ 45 minutes, on partage le temps sans temps… et la distance s’évanouit… inouï…

puis les deux fesses bien confos sur nos chaises et les coeurs à l’unisson, suivent quelques bribes de musique, entrecoupées de silence, et quelques mots inspirants… chacun(e)s chez soi, les yeux fermés, ensemble et à distance, on respire, on se dépose… et la distance s’atténue…

ainsi, en ligne, la distance n’existe pas… le temps non plus d’ailleurs…

même que notre petit soi-même n’existe plus tout à fait, pas comme lorsque nous sommes en relation avec autrui du moins… et, graduellement, le rythme ralentit et les coeurs s’harmonisent… ah this…

quand on médite en ligne, ensemble, dans le cybserespace, les frontières et le temps disparaissent, la vie se dépose… en soi, en nous… et la grande vie reprend son cours, celle qui passe, celle qui danse… dans nos coeurs, dans nos âmes…

car que ce soit Osho, Jésus, Bouddha et le grand rien de rien du tout, tout se retrouve sur la main line divine…

qu’on demande quelque chose, ou qu’on n’attende rien…

dès qu’on ouvre son coeur, ses oreilles et son écran, et qu’on ferme les yeux, le mental ralentit, et la connection est là… toujours… appel en attente… sans attentes…

pas une communication, une communion…

instantanée, éternelle et intemporelle…

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CLEVER MIND

18 juillet 2021

traduction: garde ton mental ouvert à tout mais attaché à rien…
– Tilopa

ce matin, deux citations empruntées à tatie èmèf sur les réseaux, qui traitent d’un mental neutre, efficace, ouvert… comme un parachute…

un mental qui reçoit ce que le monde lui envoie, sans choisir, sans privilégié… un mental qui s’observe lui-même… un mental qui ne retient rien… un miroir…

on utilise parfois le terme esprit pour traduire mind

personnellement, je préfère mental… c’est-à-dire la machine qui pense dans notre tête… le hamster qui spinne sans arrêt… une bien belle machine efficace et puissante, mais qui peut parfois devenir auto-destructrice si lâchée lousse…

le mental peut représenter autant notre capacité de réfléchir, que l’intuition car plusieurs idées – bonnes et moins – passent par là… suffit de discerner et de demeurer vigilant(e)…

traduction:
la personne juste utilise son mental comme un miroir,
ne s’accaparant rien, ne refusant rien, mais recevant tout et ne gardant rien…

– Chuang Tzu

have fun… car ça spinne sans cesse up there

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SENSIBILITÉ, EMPATHIE ET COMPASSION

16 juillet 2021

traduction: si tu ressens de la douleur, tu es vivant(e)…
si tu ressens la douleur des autres, tu es humain(e)…

– Leo Tolstoy

quelle belle affirmation humaniste et humanisante de Tolstoy… je ne le croyais pas aussi sensible et sensé…

car en effet, sentir sa propre douleur représente la base de notre humanité… notre vivacité, notre propre capacité de ressentir… notre humanité personnelle si on peut dire…

et probablement que pour la plupart d’entre nous, on peut ressentir autant la joie que l’on est capable de ressentir la douleur… car ce qui est en cause est notre capacité à ressentir, davantage que le matériel ressenti… car si on sent, on doit être capable de tout sentir… même s’il est tout naturel de chercher à ressentir le meilleur, le plus que bon, le doux au coeur…

alors que la douleur des autres, moins évident… car souvent, quand la douleur n’est pas dans notre cour, elle nous touche moins… ça part de soi, puis nos proches et ça grandit…

pourtant beaucoup de souffrance en ce bas monde… tant de personnes en exil… d’autres coincées en zones de guerre… d’autres qui peinent à se nourrir elles/eux et leur famille… difficile de penser à cela… dur à imaginer, et pourtant… nécessaire car là que réside notre humanité… car les autres ne sont que petits sois, mais à l’extérieur de petit moi…

bien sûr qu’il est essentiel de tout d’abord prendre de soin de soi et de chercher à combler ses propres besoins… naturel… aussi simple que A B C… si cela est essentiel, cela n’est pas suffisant… l’alphabet humain comporte 26 lettres… et d’infinies combinaisons… et le Z est aussi important que le A… chaque lettre a sa place, chaque lettre à sa place…

et lorsque nos besoins de base sont minimalement comblés – toit, nourriture, eau, amour et affection, sens et réalisation de soi – essentiel de viser à aider autrui, à aider plus que grand que soi car nous sommes la seule et même grande famille humaine… car la vie tend à déborder…

simplement naturel et humain de chercher à ce que le plus grand nombre soit mieux en général… en commençant autour de soi, par du particulier… à partir de soi, puis en élargissant…

car nous sommes un, nous sommes inter-relié(e)s… et la terre, la nature, notre mère commune, qui nous crie au secours de partout à l’heure actuelle, est notre terrain commun et constitue notre seule et même grand home familial… le vaisseau spécial sur lequel nous surfons cette réalité… avant de chercher a conquérir l’espace, assurons-nous que toute la famille a de quoi manger et boire et que la maison soit en ordre…

même si nos actions personnelles sont limitées, tout de même possible de participer au grand changement… et on a besoin de tout l’équipage… certains peuvent aider, d’autres ont besoin d’aide… même game… que des rôles différents… pour le moment…

alors tout cette souffrance dans le monde que nous devons sentir nous incite à retrouver notre propre humanité personnelle, puis à la faire résonner… car aujourd’hui, si ce sont d’autres frères et soeurs qui ont besoin, demain ça pourrait à notre tour… comme la loto la vie…

et même si on n’aide nécessairement pas pour éventuellement être aidé(e) en retour, nous sommes tous susceptibles d’avoir besoin… et aider autrui nourrit tellement le coeur… donner c’est recevoir…

alors pour le moment, cherchons où, quand, et si, à notre mesure, comment on peut contribuer au bien du plus grand nombre… en partant de soi et en s’épandant autour, de plus en plus large…

merci monsieur Leo 😉

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L’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit, le cœur de ce qu’il donne.
– Victor Hugo via Manon Rousseau

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Un professeur a donné un ballon à chaque élève, qui a dû le gonfler, écrire son nom dessus et le jeter dans le couloir. Le professeur a ensuite mélangé tous les ballons. Les élèves ont ensuite eu 5 minutes pour trouver leur propre ballon. Malgré une recherche mouvementée, personne n’a trouvé son ballon.

À ce moment-là, le professeur a dit aux étudiants de prendre le premier ballon qu’ils avaient trouvé et de le remettre à la personne dont le nom était écrit dessus. En 5 minutes, chacun avait son ballon.

Le professeur a dit aux étudiants : «Ces ballons sont comme le bonheur. Nous ne le trouverons jamais si chacun cherche le sien. Mais si nous nous soucions du bonheur des autres, nous trouverons aussi le nôtre.»

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AMEN CHER ST-FRANÇOIS

13 juillet 2021

ce matin, peu de mots de ma part… qu’une intention de relayer l’une des plus belles prières… en mots – en français – et en musique, en portugais…

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TRIBU, MA TRIBU, NOTRE TRIBU

9 juillet 2021

traduction: si tu veux connaître ta tribu, exprime ta vérité et ceux/celles qui restent, ce sont eux/elles

salut petite et grande tribu…

long time no write… petite pause de clavier car busy busy ailleurs autour ces temps-ci… mais envie de connecter de nouveau alors back au tape tape tape… car écrire, presque comme respirer pour moi 😉

j’ai passé les dernières semaines à pratiquer activement les hymnes de Mestre Irineu (fondateur du Santo Daime) en compagnie de quelques ami(e)s en vue de quelques cérémonies qu’on a tenues ici récemment… que de beaux moments de connection, de célébration, de communion… vraiment, quelque chose comme une tribu chantante… en plus de ma tribu méditante…

pour plusieurs d’entre nous, chanter ensemble dans un espace sacré constitue notre activité commune préférée… là qu’on devient gang, là qu’on se retrouve et qu’on fusionne… l’on qu’on fond, éternellement, pour un moment, et un autre, et un autre…

drôle car je chante ces hymnes depuis longtemps, et je connais plusieurs de ces ami(e)s co-chanteurs depuis belle lurette mais ces temps-ci, on dirait que tout tombe en place… divin timing… merci la vie…

comme si on se retrouvait autour de ces hymnes, autour de ces rituels sacrés que l’on partage depuis longtemps… comme si une Tribu prenait forme… nice…

avec certaines personnes, on chante et fait silence…

avec d’autres, on médite, en ligne ou en présence…

avec d’autres encore, on fait de la musique… dring dring wow wow…

mais clairement, grâce à ces espaces créatifs et inspirants, ces parenthèses dans le temps, le besoin en est davantage un de communion que de communication… ce que permet le chant, la musique et la méditation…

full silence là… derrière les mots, entre les dring, derrières les sons, au-delà du mental…

si j’aime communiquer avec les gens, je préfère clairement communier avec eux et elles… d’âme à âmes, de coeur à coeurs, du mien aux leurs, plutôt que de tête à tête

car souvent les tête à tête virent en tête à queue, tournent en rond, prêtent à interprétation distortionnée… parfois, plus on parle, moins on se comprend…

quand on médite ensemble, quand on chante et joue ensemble, moins de place à interprétation, à mésinterprétation… et plus de place à la fusion, à l’entremêlement, à la communion justement…

quand on chante et qu’on médite ensemble, on tombe et monte directement dans le coeur, dans le coeur à coeur, et dans l’âme à l’âme… moins de larmes à l’oeil et plus de sourire au coeur, au coeur du choeur… quand on chante et médite en choeur, full coeur… que le coeur…

ma tribu à moi, à nous, elle passe donc par le chant, par les hymnes, par la musique… et par le silence… car le silence est toujours là derrière et entre les chants et les hymnes, dans et entre les notes, entre la présence qui se loge en chacun(e) de nous…

quand on parle et qu’on communique, on peut dire n’importe quoi et se méprendre… pas quand on chante ensemble, pas quand on joue ensemble, pas quand on apprend à cultiver le silence ensemble, en nous et entre nous…

alors moi, la tribu que je préfère, est celle dans laquelle je peux chanter, jouer, méditer, faire silence… là que je peux cultiver ma ptite vérité du moment, ensemble avec celle de mes âmi(e)s… petites vérités temporelles et éternelles en constant mouvement…

yo…

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FERME LA SHOP À BADLUCKS

23 juin 2021

traduction: 1- imagine que tu es en croisière sur la mer, que ton bateau commence à couler et que vous êtes entourés de requins, que ferais-tu ?

2- arrêter d’imaginer !

nous sommes pas mal doué(e)s pour imaginer le pire, et pas mal moins pour imaginer le mieux et le meilleur… mais pourtant, la même imagination, le même effort…

on dit souvent: espère le meilleur mais prépare-toi pour le pire… on a comme mêler ces deux bouts d’affirmation et on finit par s’attendre souvent au pire… on extrapole la schnout…

pourtant, oui les deux possibilités sont là… et la certitude de la mort du corps tout au bout du chemin… évidemment que la vie n’est pas qu’un jardin de roses… que des défis vont se dresser sur notre chemin…

mais on doit faire attention à ce que l’on craint car souvent on finit par le matérialiser, par le créer de toutes parts…

dans la tradition de notre courant spirituel, celle du Santo Daime, le Dai me, expression portugaise, signifie donne-moi… pas donne-moi seulement le crémage et la cerise du gâteau, pas que ce que je veux, désire, espère… non… pas une wish list la patente…

Dai me signifie plutôt donne-moi tout ce que j’ai besoin pour grandir, pour apprendre, pour devenir une meilleure et plus aimante personne… existence, la vie, Dieu, ou whatever, donne-moi ce que tu considères juste et bon pour moi en ce moment même, et j’en disposerai au meilleur de ma capacité… je ferai du mieux que je peux avec ce que la vie me procure… même le dur, et le rough and tough… car là que se trouvent souvent les plus grandes leçons…

oui la vie peut s’avérer difficile, ardue, et remplie de défis… mais attendons d’être rendu(e) à la rivière pour traverser le pont… si jamais le rough and tough se présente à nous car en général, très juste et bonne la vie, surtout pour nous qui vivons en cette partie du monde où les choses sont en général relativement faciles avouons-le…

nourri(e)s, logé(e)s, aimé(e)s all the way…

OK d’imaginer, le meilleur comme le pire… mais utilisons notre imagination plus justement, plus neutrement… et restons dans l’instant qui est toujours OK, peu importe…

car souvent que nous-même et notre fertile imagination qui faisons en sorte que le bateau coule et que les requins nous mangent… et que et que…. que dans notre tête que nagent les requins…

et si éventuellement, ils se présentent, alors affrontons-les… alors…

mais pour le moment, le ciel est bleu, la mer est calme, ferme la shop à badlucks pis rame… et enjoy le moment…
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Intelliger

22 juin 2021

que c’est beau : extraire du chaos de sa propre vie la poignée de lumière suffisante pour éclairer un peu plus loin que soi – vers l’autre là-bas, comme nous égaré dans le noir… merci monsieur Bobin…

pure bobinade poétique de haut calibre…

car oui, grand chaos que cette existence si on ne sait y injecter de l’amour, de l’empathie envers autrui, de la compassion pour nos frères et soeurs sur le grand chemin vers nulle part ailleurs qu’ici… qu’une existence à vivre sans but, sans fioriture, sans extra…

car le simple fonctionnalisme au quotidien n’est pas suffisant… pas suffisant non plus de penser comprendre les choses… il faut les ressentir, les incarner, les goûter intensément…

et en tirer la poignée de lumière suffisante

la faire jaillir de son propre coeur, l’extraire de l’ombre… car toute lumière nait de l’ombre, et vice et versa, car elles vont main dans la main… ombre et lumière…

pour éclairer un peu plus loin que soi

oui, éclairons plus loin que soi car pas suffisant soi… indispensable mais pas assez… on ne peut vivre que pour soi… il faut viser à vivre plus grand, à devenir plus que soi… pour redevenir le monde entier… comme on l’était avant de se retrouver limité à ce petit corps… de lumière et de souffrance, corps de limitation…

– vers l’autre là-bas…

tendre vers l’autre, les autres, peu importe qui… car nous sommes tous et toutes de la la même source, de la même essence, de la même chair… tous et toutes munis d’un petit bout du même grand coeur… poupoum poupoum…

comme nous, égaré dans le noir

oui égaré dans le noir nous serons si on ne se branche pas sur l’amour, l’amour de soi mais aussi et beaucoup l’amour d’autrui… car l’autre et nous, même essence, et sans sens si l’autre ne tend pas à devenir nous…

on dit que les mots ne peuvent traduire le sens précieux de la vie… mais certains s’en approchent passionnément… merci monsieur Bobin… pour la lumière entre vos mots…

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LE POIDS DE LA CONNAISSANCE

18 juin 2021

traduction: l’incroyable poids de toujours avoir raison

l’autre jour, un de mes amis se demandait publiquement si ce motto se retrouverait sur son prochain T-Shirt… en joke

mais plus sérieusement, on dirait que plusieurs personnes vivent en pensant toujours avoir raison…

mais quelle lourdeur cela doit être… que celui de devoir porter le poids d’avoir raison sur ses épaules… car lorsqu’on pense avoir raison, on doit toujours avoir peur de se faire pointer qu’on a tort… et on se met à défendre les mots qu’on utilise…

sauf qu’entre vous et moi, on sait bien que notre connaissance est très limitée… on en sait un peu dans quelques domaines mais on en ignore tant, beaucoup, énormément… tellement de choses qu’on ne sait pas ou qu’on conçoit de façon erronée…

encore tant à apprendre, à savoir, à découvrir… si on pouvait seulement garder un esprit ouvert, réalisant que les seules choses que l’on connait pour vrai sont les erreurs qu’on a commises et que la vie nous a appris autrement…

comme c’est l’été, la saison de la légèreté, pourquoi ne pas dropper tout ce que l’on pense savoir et connaître ? pour pouvoir repartir à neuf à chaque jour… et voyager léger ?

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INTELLIGENS

17 juin 2021

intelligence rime avec bienveillance… pas pour rien… pour tout…

car il fait sens qu’en poussant le concept d’intelligence à son paroxysme, on en arrive à la bienveillance… et de l’autre côté, l’ultime floraison de la bienveillance résulte en une fine et belle et grande intelligence…

pas qu’une intelligence intellectuelle, non, une intelligence du coeur aussi… et pas qu’aussi, peut-être plus surtout qu’aussi…

la tête et le coeur… une intelligence ancrée dans le coeur… une intelligence qui bat au rythme du monde, des gens, de nos frères et soeurs…

une intelligence généreuse… une intelligence qui veille sur autrui… qui bien veille… qui réveille le bien en soi… une intelligence qui éveille le coeur… et qui réveille l’empathie, la compassion, le soin de soi mais aussi celui de l’autre… autant que le sien… car moi c’est l’autre… et surtout, l’autre c’est moi… veiller sur le monde pour le bien du plus grand nombre…

alors soyons intelligens…

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À LA PLACE D’AUTRUI

16 juin 2021

traduction: si jamais tu te retrouves dans une situation dans laquelle tu es victime de l’amertume, de la petitesse et des insécurités d’autres personnes, console-toi, tu pourrais toi-même être ainsi… – inconnu

ce sont les gens les plus agaçants qui ont le plus besoin d’amour… car simplement être eux et elles mêmes constitue un défi en soi…

imaginez comment se sentent les gens désagréables à l’intérieur d’eux-mêmes… pas pour rien qu’ils/elles débordent sur les autres… naturel que consciemment ou pas, ils et elles rendent la vie d’autrui désagréable…

alors la prochaine fois

HUMANITÉ ET CIE

12 juin 2021

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non, ni but, ni route…
l’essentiel ? la compagnie…
oui, ni peur, ni doute
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SUIS-JE ?

11 juin 2021

traduction: tu n’existes qu’en tant qu’idée dans ton esprit… – Shunryu Suzuki

j’imagine que tout le monde a dû se demander, un moment donné du moins, qui il ou elle est…

qui suis-je ? est la question fondamentale de l’existence humaine… pour certaines personnes du moins car probablement que certain(e)s ne se posent peu ou pas la question…

suivent d’où viens-je ? et où vais-je ?

mais que répondre à la question qui suis-je ?

car ce qui change constamment, se transforme, évolue tout doucement et tout au long de la vie vers la mort du corps, vers le prochain passage… nous étions peut-être quelqu’un ou quelque chose mais cette personne et chose a changé depuis…

que sommes-nous ? à part un coeur qui bat, un(e) observateur/trice qui observe, qui voit, qui sent et ressent, qui pense… une présence qui file comme une étoile… une âme dans un corps ou un corps habité par une âme… cette âme n’étant qu’un petit bout d’une essence plus grande…

et même se demander qui l’on est est en quelque sorte une sous-question, car il faudrait tout d’abord tenter de chercher si nous sommes tout simplement…

car certain(e)s disent que nous pourrions n’être tout simplement que le produit du rêve de quelqu’un d’autre… intéressant concept… qu’une idée qui existe dans l’esprit d’autrui…

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MARCHER SON CHEMIN (DANS LES SOULIERS D’AUTRUI PARFOIS)

10 juin 2021

traduction: il n’y a rien de pire que les personnes qui ne voient les choses que de leur point de vue et qui refusent de (tenter de) comprendre quoi que ce soit à partir de la perspective des autres

rien de pire en effet… pour ces personnes, et leur entourage…

car quiconque a déjà tenté de discuter avec quelqu’un de têtu(e) sait comment cela peut être frustrant… cela si on veut les faire changer d’idée… mais comme on sait que cela est une tâche impossible, et inutile, on finit par comprendre… et on lâche prise… vivre et laisser vivre…

mais d’autre part, pas que les autres qui soient fermé(e)s d’esprit car on a chacun chacune nos propres limites au niveau de l’empathie et de notre capacité à nous mettre à la place de l’autre… chacun chacune nos difficultés à saisir le sens de certains discours et actions différentes des nôtres…

car s’il est facile de voir que certain(e)s autres sont borné(e)s, plus difficile de s’en rendre compte pour soi, de voir cette fermeture en soi… souvent ainsi la vie… la paille dans l’oeil de l’autre est plus apparente que la poutre dans le nôtre… ça prend beaucoup d’introspection pour voir en soi, et de courage aussi pour oser regarder, se regarder…

si la Covid a permis quelque chose, c’est entre autre de voir avec acuité les flagrantes différences d’opinions parmi la société, et même parmi nos propres cercles d’ami(e)s… ce que les réseaux sociaux permettent d’exprimer… pour le meilleur mais surtout pour le moins meilleur…

mais (tenter de) comprendre n’est pas accepter aveuglément…

c’est plutôt essayer de se mettre à la place de l’autre pour saisir son point de vue, de même que les croyances, les émotions et les dispositions intérieures que cette personne vit en lien avec une situation… saisir sa perspective… pour, ultimement, (tenter de) comprendre et trouver un terrain d’entente minimal…

et possiblement accepter que l’on ne s’entende pas… et qu’avec certain(e)s, on ne s’entendra jamais… pas possible, ni nécessaire…

mais plutôt que de porter notre regard sur la fermeture d’esprit d’autrui, ce qui est relativement aisé, car nos yeux pointent vers l’extérieur, tout ce que l’on peut faire est de prendre note lorsque notre vision et notre perspective ratatinent, qu’elles deviennent toutes petites, ce qui arrive souvent lorsque notre disposition devant la vie est fondée dans la peur et la crainte…

mais au final, comme on dit, l’esprit est tel un parachute, il fonctionne mieux quand il est ouvert…

allez, bonne descente…

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L’amour, c’est quand la différence ne sépare plus…
– Jacques de Bourbon Busset via Pierre Lemieux

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OMBRES & LUMIÈRE

9 juin 2021

traduction: le but ne consiste pas à transmuter l’ombre en lumière mais plutôt à inviter chaque ombre à rappeler à notre soi véritable en tant que lumière suprême symbolisant le tout, en lui offrant le soutien aimant qu’elle n’a jamais reçu…

en aimant la douleur, la tristesse, les traumatismes, la peur et la colère en vous, d’aucune façon cela ne fait en sorte d’en attirer davantage…

au contraire, nous attirons plus de négativité seulement lorsque nous jugeons ces aspects de soi par leur apparence ou par les comportements qui en résultent, plutôt que leur permettant d’être réhabilités dans les bras de l’amour…

ces mots sonnent justes à mes yeux, résonnent avec justesse dans mes oreilles, vibrent si justement dans mon coeur…

oui, cela fait sens d’utiliser toute source d’ombre pour guérir le sensible en soi, les spots mous de notre âme, les facettes plus fragiles de notre être… nos ombres comme des indicateurs de soin à donner…

personnellement, je ne crois pas qu’il soit possible de transformer nos ombres en lumière… je crois qu’on ne peut qu’accepter ses ombres, les aimer, les intégrer… et que cet amalgame amour/ombre se transforme immédiatement en lumière…

la dualité nous amènent habituellement à penser en termes d’ombre et/ou de lumière… mais peut-être que ce qui nous apparait comme de l’ombre n’est qu’un immense besoin d’amour et d’acceptation de ces parties de soi que l’on a tendance à vouloir rejeter, annuler, détruire… que notre profondeur, notre fond, notre âme…

et peut-être que l’arc-en-ciel contient le noir et le blanc, et toutes les couleurs in-between

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IN L’HUMANITÉ

8 juin 2021

traduction: il m’est difficile de comprendre comment au sein d’une culture, les gens ne se battent pas seulement entre eux, mais qu’en plus ils attaquent la Nature et l’abusent… nous devons aimer la création entière ou alors il n’y aura plus rien du tout à aimer… nous nous devons de cultiver l’amour car notre âme se nourrit de cet amour… sans amour, notre estime de soi faiblit… sans amour, notre courage diminue… sans amour, nous ne pouvons plus contempler le monde avec confiance… sans amour, nous nous tournons vers soi, nous nourrissons notre propre personnalité et peu à peu, nous nous détruisons nous-mêmes… – Chef Dan Georges

ces jours-ci, on découvre les preuves concrètes que l’institution de l’église catholique, en accord avec le gouvernement canadien de l’époque, a non seulement tenté d’éliminer une culture entière mais qu’en plus, ils ont tué des centaines d’enfants autochtones, et probablement des milliers… alors que le pape le reconnait sans toutefois présenter d’excuses… décevante politique religieuse, manque d’humanité… de la part d’une institution qui affirme promouvoir l’amour…

hier on apprenait qu’un homme a tué 4 personnes en fonçant sur eux avec son auto simplement parce qu’ils étaient musulmans… laissant un enfant blessé et sans famille…

et les exemples de notre inhumanité collective sont innombrables…

mais malgré tout, nous n’avons pas d’autres choix que de conserver la foi, de garder confiance en notre humanité, et de garder notre coeur ouvert…

pas d’autres choix que de continuer de croire en l’amour… et de procéder à des actions concrètes à petite échelle pour améliorer le monde… et peut-être à grande aussi si on le peut…

incontournable qu’au milieu de ces multiples exemples d’inhumanité rapportés par les médias, il ne faille pas oublier que l’amour est le seul antidote à la peur, la haine et à l’inhumanité…

et que malgré toute cette folie environnante, on doive continuer à semer l’amour, à le répandre, pour soi tout d’abord et partout autour par la suite…

car on ne peut vaincre l’inhumanité que par plus d’humanité… la nôtre, car la seule qu’on a… et éventuellement, l’amour triomphera…

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AHO MY MIND

4 juin 2021

traduction: il n’existe pas d’ennemis à l’extérieur de notre mental… les vrais ennemis vivent en nous: la colère, l’égo, l’avidité et la haine…

et si je pouvais me permettre de rajouter aux mots du Dalaï Lama, et je le peux, alors avec humilité le ferai, j’ajouterais aussi à cette liste les peurs non fondées…

car en effet, tant se passe dans notre tête, dans notre imagination, dans ce que l’on projette sur ce monde… ce prétendu monde en fait car on a un accès réel à une si petite partie de ce si vaste monde… vue limitée d’un monde illimité…

en fait, LE monde n’existe pas, que des mondes, chacun nos mondes, notre version personnalisée de ce vaste monde… certains, incarnés dans la matière, d’autres, imaginaires, créés de toutes parts… chacun nos perceptions, nos petits mondes en ca grand et vaste monde…

en fait le mental n’est qu’un filtre déformant… une paire de lunettes twistant une certaine réalité en une quelque chose d’autre… ce mental imposant nos peurs et nos désirs sur ce qui existe – et encore – tout simplement à l’état brut… ce out there que l’on vit in here…

en fait comme le dit Nisargadatta, un mental calme est tout ce qui est requis… tout le reste se déploie avec justesse lorsque votre mental est calme et tranquille…

mais à ceux et celles qui le désirent vraiment, OK de croire que le monde en est un de dualité, de division, d’opposition… car vivre et laisser vivre est le motto fondamental de la vie… à moins qu’on ne veuille imposer notre vision du monde à autrui…

alors à ceux et celles qui aiment croire au bien et au mal, à la justice et son envers, aux pros ceci et aux anti celamaybe baby, mais maybe not aussi…

aho my mind !
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COMPASSION, COMME DANS HUMANITÉ

2 juin 2021

traduction: parfois les gens vont vous écouter davantage si vous leur parlez d’une voix pleine compassion plutôt que d’une voix autoritaire… ils et elles ont davantage besoin d’être compris qu’instruit(e)… – Dodinsky

ces jours-ci, on apprend des détails horribles sur une partie de notre passé peu reluisant de conquérants… on découvre comment des groupes dominants ont abusé de leur pouvoir, comment ils usurpé une fausse autorité… au nom du bien, au nom de Dieu…

avec tous les crimes commis dans le passé au nom des institutions gouvernementales et religieuses en Amérique mais aussi un peu partout dans le monde, nous, les blancs dominants, devons faire un examen de conscience… notre conscience commune est tout sauf blanche

car même si nous n’étions pas ici jadis, à l’époque, nous portons une certaine part de responsabilité dans la commission de ces horribles actes commis par nos prédécesseurs envers les premières nations… responsabilité comme dans capables de répondre (able to respond) pour ne pas que ça se reproduise de nouveau…

grande leçon d’humilité… de laquelle nous sommes tenu(e)s d’apprendre quelque chose pour la suite des choses… tant de souffrance inter humaine imposée au nom de cette prétendue supériorité… une douleur commune que nous devons tous et toutes, chacun et chacune, ressentir en soi en premier lieu car elle nous appartient tous…

cette nouvelle tribu n’a aucune prétention… elle ne se veut pas un groupe de formation, ni un lieu d’enseignement… rien à enseigner, car on en a déjà assez plein la tête vous et moi… pas une place ou on accumule encore plus de stock, de concepts… au contraire, dégageons… rien à imposer, que proposer, partager… notre humanité, notre simplicité, notre vulnérabilité…

non, nous c’est le coeur qu’on vise, l’âme aussi… tout en replaçant la tête à sa juste place, soit au service du coeur…

cette nouvelle Tribu est un simple regroupement d’ami(e)s en quête de liberté… des ami(e)s déjà ami(e)s, ou en devenir… des ami(e)s virtuel(le)s, et/ou qui se rencontreront parfois en chair et en os en forêt ici…

un groupe d’humains, hommes et femmes, des enfants devenus grands et grandes mais encore 100 % enfants dans le coeur… avec l’âme légère… et l’esprit ouvert, comme dans prêt(e) à apprendre de nouvelles choses, sans penser savoir… préservant notre coeur d’étudiant(e)

on ne peut refaire le passé, mais on peut faire du futur un présent… pour au moins les 7 prochaines générations… à condition de commencer à écouter la terre davantage… comme le faisaient nos allié(e)s des premières nations… de qui nous pouvons apprendre la simplicité de l’être…

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BIENVENUE CHER ÉTÉ EN CHAIR

1 juin 2021

aujourd’hui, même si on ne souligne pas officiellement son début officiel, l’été commence… car juin est le mois de tous les possibles…

déjà en mouvement cet été tant attendu après ce long hiver, surtout avec le mois de mai qu’on a reçu sur le tête et en plein coeur… et le déconfinement qui se répand… soulagement pour certains(e)s, liberté pour d’autres, pas tant de différences pour d’autres encore…

ici, dans notre bout de forêt, la vie a bel et bien repris… notre église d’été est rouverte, et moustiquairée car juin est juin quand même, même si le bord du feu est très confortable bibittes wise

et avec juin, nous avons le plaisir de vous présenter nos premières activités… en présenciel… car les méditations en ligne de la nouvelle Tribu ont cours depuis quelques mois… et une belle gang d’âmes qui se forme depuis en ligne…

alors, on ouvre les portes de notre petit bout de forêt et on vous invite à venir vous évader pour quelques heures au cours des prochains mois… en silence parfois, en musique d’autres fois…

dans notre église d’été parfois, sur le bord du feu à d’autres occasions…

pour ne rien faire, ou pour shaker, pour chanter ou faire silence, ou pour travailler en notre compagnie un peu dans la forêt à d’autres occasions…

car ici on est dans un processus de beautification… on veut rendre le monde entier beau, en commençant par tous les coins de notre coin… de même que tous les gens qui y passeront…

car lorsqu’on est le prenant soin de quelques acres de terrain, on ne veut pas l’avoir seulement pour soi, on veut le partager… on veut jouer dehors avec nos ami(e)s… comme quand on était petit(e)s…

alors allez, bon été en vous et autour, et au plaisir… si vous passez autour de Val-David, contactez-nous si vous entendez l’appel… ou sinon on se sentira en ligne…

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UNE BOUCHE ET DEUX OREILLES

31 mai 2021


on doit faire attention à nos mots car ces mots dits, ces mots que l’on pense, qu’on se les dise à soi-même comme aux autres, finissent par devenir la maison dans laquelle on vit… et parfois une prison même…


car les mots que l’on utilise, si l’on n’y prend garde, finissent par faire mal et par devenir maux… finissent par nous enfermer dans une tour de babel…

si, au départ, ces mots et ces concepts servaient à expliquer, à faire sens, à se protéger et à se rassurer, ces mêmes mots finissent souvent par nous enfermer, nous limiter… ces mots finissent par nous séparer, nous éloigner, nous diviser… en nous et avec autrui…

mots de liberté comme mots prisonniers…

le monde n’est pas étranger aux mots qu’on a utilisé, qui eux-mêmes ne sont souvent qu’une extension de notre compréhension plus ou moins consciente de soi comme du monde… en fait le monde n’est devenu rien d’autre que ce que l’on en a fait… et pour commencer une grande réconciliation, il faut revenir à la base… revenir à a b c…

et dépenser un peu, penser moins, penser plus lentement, plus clairement… observer, regarder, et écouter… écouter ce qui se pense en nous, comme écouter la nature et ce qui nous entoure…

peut-être pour ça qu’on a une bouche mais deux oreilles ?

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C’EST QUOI ÇA LA NOUVELLE TRIBU ?

25 mai 2021


C’EST QUOI ÇA LA NOUVELLE TRIBU ?

25 mai 2021

tout au long du mois de mai, nous avons été une douzaine de personnes en moyenne à nous réunir via nos écrans respectifs, soit le dimanche à 11 h et le mercredi à 18 h pour méditer ensemble, en ligne, en Zoom…

micros muets, on aperçoit brièvement nos visages et on se namasté ou se fait tata en silence en début de rencontre, puis on éteint aussi nos caméras par la suite… et on file ensuite pour environ 45 minutes de silence, entrecoupé de belle musique, avec quelques mots d’Osho ou d’autres sages in between comme rappel de l’essentiel, et on écoute et respire ensemble… spacing in, ensemble dans l’espace virtuel…

on se devine, on se sait là sans se voir, présent(e)s, mais chacun en soi, chacun(e) chez soi… seul(e)s, mais ensemble… et en fin de rencontre, les caméras reviennent pour quelques salutations pour ceux et celles qui le veulent… et hop on continue chacun(e) nos vies… chacun en nos homes…

ces méditations en ligne sont l’ingrédient de base de cette nouvelle Tribu… le fil connecteur, le fil d’ariane entre nos âmes… personnellement, la chose que je préfère faire en ligne en fait, méditer… les mots sont souvent de trop pour moi, le silence devient de plus en plus mon langage… communion plutôt que communication…

parallèlement à ces méditations, à compter de juin, nous ajouterons quelques rencontres en présence sous le même ptit bout de ciel ici, pour du shaking (méditation active), une tisane en silence, ou encore quelques concerts intimes… ici…

et en forêt… pour des stages d’immersion en nature… la plupart du temps en silence, à prendre soin de cette forêt qui nous enseigne tant et nous apprend seulement à être…

puis au courant de l’été, nous mettrons en ligne nos premières balados intitulées Rencontres avec des gens Extra et Ordinaires (la première avec mon ami Ravi arrivera en juin), tout en bâtissant notre banque de ressources certifiées qualité coeur… les services offerts par nos ami(e)s de la nouvelle tribu…

l’idée de fonder cette nouvelle Tribu est née durant la pandémie… personnellement, j’adore mon intimité, partagée avec ma voisine d’amour au quotidien, mais j’ai aussi besoin de sentir la présence de mes ami(e)s de par le monde… de out there à in here… leur âme, pas nécessairement toujours leur body… alors connection virtuelle, complémentée parfois par du réel

comme je dirige aussi une petite église Santo Daime avec qui cette nouvelle Tribu partagera les mêmes lieux, certain(e)s de la Tribu se joindront aux cérémonies de l’église, d’autres pas… et tout est parfait ainsi… chacun son chemin…

l’objectif de cette nouvelle Tribu n’est pas commerciale, au contraire…

c’est mû par un besoin de connection mais un peu agacé de la marketisation et la sponsorisation de FB que j’ai décidé de former ce groupe protégé… sans parler de la polarisation grandissante…

même si nous utilisons FB et Messenger encore pour communiquer pour le moment, éventuellement on devrait avoir notre propre canal de communication… en plus des communions que procurent les espaces de méditation…

et pour soutenir les frais encourus pour héberger ce lieu de rassemblement virtuel et présenciel, j’ai décidé de demander un abonnement mensuel de 10 $ ou 20 $… car je trouve que lorsque l’on reçoit, on doit aussi donner un peu… et vice versa… au cours de la dernière année, faute d’activités ici, j’ai dû soutenir les frais du lieu ici par moi-même, sans parler des travaux d’entretien… c’est notamment par besoin d’aide et de soutien que je demande cette contribution…

j’aime donner, que ce soit mes chroniques depuis 10 ans, comme ma musique depuis quelques années, mais vient un temps où il est nécessaire de demander une petite contribution aussi… ce que je fais actuellement…

mais évidemment que les gens qui ont peu de ressources financières et qui voudraient quand même se joindre ne seront pas éliminées ni mises de côté… car il y a différentes façons de donner… et l’important, par dessus tout, est l’échange…

si l’idée de cette nouvelle Tribu résonne chez vous, en vous, contactez-moi… il me fera plaisir de répondre à vos questions…

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OMBRES ET LUMIÈRES

19 mai 2021

traduction: les vrais travailleurs/ses de la lumière ne qualifient pas les gens de moutons, de (cov)idiots ni ne les méprisent parce qu’ils/elles ne sont pas aussi éveillé(e) qu’eux/elles… ils/elles contribuent à la guérison et à l’unité

avec les récentes nouvelles annoncées hier, et ce printemps qui se prend pour l’été, l’espoir semble de retour dans l’air, comme le pollen…

si le pire est passé, au niveau sanitaire du moins, il me semble néanmoins qu’un grand chantier de réconciliation sera nécessaire et requis…

car même si les contraintes semblent vouloir être levées, une grande division règne en notre société… et contrairement au couvre-feu, cette division sociale ne va pas disparaitre… elle va laisser des traces… et il va nous falloir apprendre à vivre ensemble avec les différences que cette crise a révélées…

je viens d’écouter la balado Convictions du journaliste de Radio-Canada Simon Coutu qui a suivi pendant des mois 4 des principaux leaders de la résistance aux mesures sanitaires… le gars a fait une super job d’objectivité… il leur a donné la parole pour tenter de comprendre leur point de vue… point de vue qu’il ne partage pas mais qu’il a tout de même tenté de présenter le plus objectivement possible… et à mon avis, il a réussi…

car on ne peut se contenter de juger ces gens comme des épais et de les mépriser… comme eux ne peuvent seulement juger la majorité de la population qui respectent les mesures comme des moutons… peu importe le nombre, et la qualité des arguments, essentiel d’écouter ce que les autres ont à dire… car grosse charge d’émotions derrière les mots…

et personne ne possède le monopole en matière d’éclairage

surtout pas ceux et celles qui méprisent le reste de l’humanité qui a des croyances et des conceptions différentes… qui, de toute façon ne sont que croyances… et idées… et opinions… qui fluctueront au fil du temps qui passe…

certains disent que la lumière a déjà gagné… peut-être… mais peut-être pas non plus… car qui sait quoi au sujet de cette dire lumière ? certain(e)s en sont aveuglé(e)s, certain(e)s la craignent… et même si la lumière existe, il nous reste à la définir… comme c’est le cas pour l’ombre… ombre qui marche main dans la main avec toute source lumineuse… et souvent la lumière de l’un(e) n’est que l’ombre de l’autre… et vice et versa…

j’aimerais terminer par la légende amérindienne des 2 loups qui me semble bien illustrer la situation actuelle…

Un soir, un vieux sage Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit :

Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.

L’un est le Mal : C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.

L’autre est le Bien : C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »

Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père :

Lequel des deux loups gagne ?

Le vieux Cherokee répondit simplement :  Celui que tu nourris. »

allez, bon appétit…

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LA VIE DANS NOS YEUX

18 mai 2021

traduction: la façon dont nous percevons le monde détermine comment nous en prenons soin… si la montagne représente une déité et non un amas de minerai, si la forêt est un jardin et non de la pâte à bois, si les autres espèces sont des notre biologique et non des ressources, et si la planète est notre mère et non une opportunité, alors seulement prendrons-nous soin les uns les autres avec plus de respect… ainsi, là réside le défi: regarder le monde à partir d’une perspective différente

le monde entier se définit par nos yeux, et dans la façon dont nous le concevons… d’une certaine façon, le monde n’existe pas, pas en tant que tel dans l’absolu du moins, nous le créons… à partir de ce que l’on en sait, de ce que l’on en comprend, ce qui relève des connaissances et expériences que nous portons en nous…

ces expériences qui sont ancrées dans le passé peuvent se transformées, peuvent être modifiées… par la compréhension, par la réflexion, par notre perception de notre place dans l’univers…

les événements actuels nous forcent à comprendre le monde différemment… certain(e)s voudraient revenir au fonctionnement normal du monde, celui qui sévissait avant… mais les choses semblent ne jamais pouvoir revenir comme cela était… et tant mieux car il semble que l’on fonçait droit dans un mur…

nous, en tant qu’humains, nous devons prendre notre place dans le monde, notre juste place, juste notre place… en respectant tout les autres formes de vie, en récolant les fruits de la terre en en semant/plantant autant, sinon un peu plus… pour que les générations futures en profitent elles aussi… on doit prendre soin de la terre, la soigner car la terre n’est nul autre que soi, que nous…

est-il trop tard pour changer les choses ? peut-on demeurer optimistes ? la question est peut-être plutôt: a-t-on un autre choix ?

comme on dit: j’aime mieux être un optimiste déçu qu’un pessimiste qui a raison… alors qui vivra verra…

LE MONDE EN SOI

17 mai 2021

on la connait bien celle-là right ?

pourtant, si facile de se laisser prendre dans le tourbillon des choses du monde

se changer soi-même avant de tenter de changer le monde… changer notre vision du monde, notre perception, faire ce que l’on peut à notre échelle… si évident… mais pourtant…

notamment avec tout ce qui se passe en Syrie, entre Israël et la Palestine, sans parler des multiples nombreux autres conflits armés qu’on ne peut même plus compter…

sans parler non plus de la division qui règne en notre monde ordinaire ces temps-ci autour de la Covid et des façons de gérer ses multiples conséquences… tant d’occasions de désaccord et de scission…

tant d’occasions de désaccord et de scission que la seule chose à faire consiste à plonger en soi pour trouver un peu de paix… plus facile que de simplement penser vouloir essayer de changer LE monde…

changer son monde pour commencer, et sa perception de l’autre monde, le grand, le fou… et s’entourer de gens qui font de même…

simple en mots sauf que les gens qui suivent les directives de la santé publique sont convaincus de faire la bonne chose, mais les gens qui manifestent contre sont certains de la même chose… dualité quand tu nous tiens…

alors quoi d’autre que d’apprendre à vivre avec cette multitude de vitres éclatées que sont les opinions et les actions qui partent en tous sens ? les accepter, les respecter, mais ne pas s’y enfarger

car peu importe nos opinions personnelles, il y en a sûrement quelques milliards qui sont différentes out there… mais comme dit, vivre et laisser vivre…

de mon côté, tout ce que je peux faire consiste plonger en moi y sentir ce qui s’y passe, et reconnaître quand je réagis aux événements extérieurs… observer le monde, le mien et celui hors de moi, le constater, l’accepter, du moins les volets les plus facilement acceptables et travailler à accepter les plus éloignées de mes valeurs, et à m’entourer de gens qui me ressemblent…

et le passage à l’acte pour moi consiste à mettre sur pied cette nouvelle petite tribu virtuelle et en personnes qui ne deviendra pas nécessairement grande, mais qui, j’espère, sera toujours chaleureuse et réconfortante pour les âmes qui, comme la mienne, se sentent appelées à se rassembler au sein d’un groupe d’appartenance et de coeur, de méditation et de soutien à l’introspection…

car le monde extérieur est pas mal éclaté en ce moment, et il me semble que l’on a besoin de miroirs trans et lucides, et bien veillants…

amen…

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ARTISTE DE COEUR

13 mai 2021

que rajouter à ces quelques mots qui disent déjà plus que tout ?

mais si aimer les gens est une chose, aimer certaines personnes parmi ces gens est parfois something else… surtout depuis l’an passé..

tant de clivages, tant de polarisation, tant de différences d’opinion… car c’est surtout ce que sont nos différences, des différences d’opinions…

on observe tous et toutes la même situation globale, mais en mettant l’emphase sur divers aspects…

certains y voient un contrôle étatique injustifié… d’autres du profit à outrance sans responsabilité de la part de la grosse pharma, ce qui n’est pas infondé… d’autres s’évertuent à sauver des vies au quotidien, ce que d’autres encore prennent pour du moutonnisme

si nous sommes tous et toutes limité(e)s dans nos libertés, notre réponse à ce brimage de liberté varie grandement… certain(e)s réagissent fortement et manifestent dans les rues, d’autres acceptent sans rouspéter… pas publiquement du moins…

et on trouve, des deux côtés des gens qui sont très critiques envers l’autre camp… car en effet, comme si la société civile – drôle d’expression car quoi d’autre que civile pourrait être une société ? – était coupé en deux… alors que 8 milliards de points de vue et de réalités différentes…

alors oui, devenons des artistes et apprenons à aimer les gens de nouveau… apprenons à voir le beau en chaque personne, particulièrement ceux et celles que l’on imagine parfois dans l’autre gang

car pas deux gangs, jamais deux gangs… qu’une seule même et grande gang… gang de 8 milliards de coeurs, gros gros choeur de gang…

une multitude de personnes, d’humain(e)s, de coeurs sur deux pattes, de fils et de filles, de frères et de soeurs, de parents d’enfants de tous âges…

peut-être que la base de l’art consiste à se rappeler tout simplement qu’il n’y a pas de moi ni de d’autre, que des parties de moi identiques à toutes les autres parties de tous et toutes les autres… que des morceaux de vie, des bouts de la même grande conscience qui fait du mieux qu’elle peut…

l’art de la vie est dans l’art de l’apprentissage de l’amour de soi, qui finit par déborder sur tous les autres mois du monde…

à chacun(e) de nous d’y mettre notre touche…

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de notre ami Claude Leclerc (Vismaya)

RESTEZ LIBRE !
Le sage ne conclut jamais rien… – Osho

Amour…

Décider du bien et du mal
Du vrai et du faux
Divise le monde
Et tout ce qui divise génère conflits,
Souffrance
Contribue au tribunal populaire
Nous ramène au Moyen-âge…

Ne vous positionnez d’aucun côté
Demeurez libre !
Le sage ne décide rien
Prend la vie comme elle vient
Et la transforme en beauté
En poésie, en amour…

Le bien et le mal, le vrai et le faux
Sont les produits de la pensée sectaire…

Si votre vie repose sur des dogmes
Si vous vivez par idéologie
Vous vivez très à l’étroit, dans un tunnel
Avec une vision tunnel…

L’esprit étroit peut tout expliquer
Conclure très facilement
Mais le sage sait que cela n’explique rien
Ne peut être la vérité…

Le plus petit grain de sable
Est un mystère incommensurable…

Chaque geste, comportement
Chaque personne
Est un mystère incommensurable…

Rien n’est ce qu’il parait être !
Le cœur du sage voit tout en transparence
Il sait que le sacré et l’amour
Constituent l’âme de toute chose
Que même la nuit la plus noire
Cache en son sein un soleil…

Il ne conclut rien… jamais

Il sait que tout est Un !
Le sage vit dans l’Unité
Au-dessus du bien et du mal
Du vrai et du faux
Au-dessus de tous les contraires…

Ses paroles et ses gestes unifient
Apaisent…

Nous vivons dans une maternelle
Où chacun, chacune
Tirent la couverture du bien et du vrai
De son côté…

Quelle misère !
Restez en dehors de tout ça
Laissez les enfants jouer à la guerre
Au tribunal populaire
Ne jugez de rien
Et surtout pas de vous-même
Vous n’avez pas les compétences !

Accueillez chaque instant
Dans l’ouverture de l’esprit et du cœur
L’ouverture qui accueille et se prosterne
Devant le mystère…

Ne concluez rien, jamais !
Relaxez !
Quelque chose de plus grand que vous
De plus vaste, de plus profond
Quelque chose d’infini
Gère votre vie
Et le monde…

Amour…

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PARLER DU COEUR

11 mai 2021

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traduction: parfois les gens vont mieux te comprendre si tu leur parles avec une voix remplie de compassion plutôt que sur un ton moralisateur… ils/elles ont plus besoin d’être compris(es) que de se faire enseigner…
– Dodinsky

peu importe ce que l’on a à dire, ce que l’on veut communiquer, pourquoi ne pas essayer de le dire avec notre coeur ?

plutôt qu’avec notre tête…

peu importe le message que nous voulons transmettre, pourquoi ne pas le dire pour rejoindre l’autre ?

plutôt que de vouloir avoir raison…

peu importe le type de lien qu’on veut développer avec autrui, pourquoi ne pas le faire sur un pied d’égalité, en tant que simple humain(e) ?

plutôt que sur le ton de quelqu’un qui sait, qui a compris…

car peu importe ce que l’on pense avoir compris de et dans l’existence, peu importe ce que l’on conçoit de cette grande vie qui prend place à l’extérieur de soi, toujours que notre perception limitée, toujours que notre petite vision personnelle et biaisée de nos expériences passées de la grande vue

et les autres, peu importe les raisons et/ou les événements, ont leur propre vision et regard… et l’un et l’autre se valent… ni mieux, ni pire, que différent…

mais au fond, que le même coeur qui bat…

popoum popoum…

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s’élaguer

10 mai 2021

traduction: l’ultime réalisation de cette présente incarnation est de vous tourner vers l’intérieur et de réaliser votre nature profonde… il n’y a rien d’autre à réaliser… – Ramana Maharshi

au cours de la première moitié de notre existence, on grandit, on se développe, on apprend les choses de la vie, on accumule et acquiert des biens, des habiletés et des connaissances… bref on se construit…

puis au fur et à mesure que l’on vieillit, que les années passent, alors qu’on se met à redescendre la montagne, on se rend compte que tout ce que l’on a amassé et ramassé devra éventuellement être abandonné, laissé de côté, élagué…

pas qu’on ne doive pas jouir de la vie avec tous nos sens, au contraire…

mais avec le temps qui file sur nous, en nous et devant, on réalise que la quête concerne de plus en plus l’essentiel, l’intangible, le fondamental, le soi… ce soi dont on ne connait pas tout à fait la nature ni l’essence… mais qu’on cherche avec de plus en plus de vigueur et de rigueur…

puis on réalise lentement mais sûrement que l’emphase repose sur le l’observateur/trice, davantage que l’observé… car ce qui est observé change et fluctue mais ce qui observe demeure… observer l’observateur/trice…

avec le temps qui passe, comme les saisons, d’ailleurs l’une des grandes richesses de vivre en pleine nature est que l’on peut les observer in situ, on revient graduellement à l’essentiel, au plus petit dénominateur commun en soi… à la nature des choses et de l’être…

le coeur unique, le souffle que nous partageons tous et toutes, les besoins de base que l’on doit combler au quotidien… le corps qui ralentit et qui nous ramène à soi…

tout en apprenant de plus en plus à s’observer observer, à prendre conscience, de soi comme des choses, de ses pensées comme de ses émotions, de sa solitude comme de la connection avec nos frères et soeurs…

si on débute sa vie sur terre en ouvrant nos yeux et en apprenant le monde, la deuxième partie de l’existence de chacun/e consiste à saisir ce qui se passe en notre monde intérieur, et à tourner notre attention de plus en plus sur ce qui observe, le monde dans lequel on vit comme le poste d’observation de l’observateur/trice de ce grand déploiement…

allez, bonne vue, et bonne vie…

empathie, materna et compassion

9 mai 2021

traduction: rien n’est plus important que l’empathie envers la souffrance d’un(e) autre être humain… rien… ni une carrière, ni l’abondance, ni l’intelligence et certainement pas le statut social… nous devons avoir de la compassion envers les un(e)s les autres si nous sommes pour survivre avec dignité… Audrey Hepburn

et les animaux, et les végétaux, les minéraux et tout ce qui vit… sans oublier soi-même car beaucoup part de là… et la souffrance, mais aussi tout ce qui concerne les autres… nos frères et nos soeurs humains… car les autres c’est nous autres aussi…

au-delà de nos croyances, des résultats de nos recherches, de nos théories et de nos idées, de notre vision des événements actuels, gardons le focus sur le coeur humain… sentons-nous uni(e)s les un(e)s les autres, les un(e)s aux autres, les un(e)s avec les autres…

aimons-nous, tout simplement, simplement parce que ça rend la vie plus douce, plus humainement soutenable, plus confortable…

bien sûr, tant de choses qui peuvent nous diviser, nous séparer, nous polariser… et qui, bien sûr, le font… bien sûr, vivre et laisser vivre… on connait la chanson…

alors la plus grande révolution qui soit ne consiste pas à tenter de changer le monde, ou de le comprendre, ou encore de faire entendre raison à autrui… non…

la priorité actuelle me semble résider dans le fait de choisir de garder en priorité ce qui nous unit, ce qui nous rassemble, ce qui est commun à nous tous et toutes… qu’un seul coeur qui bat…

car on peut bien vouloir le meilleur pour soi-même, simplement naturel, mais si on a le meilleur dans notre coeur et entre nos mains, l’ultime cadeau consiste à vouloir le partager avec le plus grand nombre, pour le bien du plus grand nombre…

en ce jour de la fête des mères, un peu ce qui flotte dans l’air du temps… que ce soit le coeur d’une mère humaine ou celui de la mère terre…

car l’énergie maternelle désire toujours le meilleur pour ses enfants… prendre soin, materner, protéger… cette qualité maternelle, aussi partagée par de nombreux pères et autres gens sans enfants à eux, est le liant de notre vivre ensemble… la glu qui nous tient vivants et humains…

car on peut survivre, mais peut-on vivre totalement ?

alors que l’on soit homme ou femme, père ou mère ou pas, développons cette qualité maternante envers autrui… car nous sommes la même et seule grande famille… la seule qui soit, la seule qui vive…

parce que c’est quand pense à l’autre et que l’on donne que l’on reçoit…

L’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit, le cœur de ce qu’il donne
Victor Hugo via Manon Rousseau

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prendre / apprendre / comprendre

7 mai 2021

l’apprentissage est un processus infini…

si Socrate (ou était-ce Aristote, ou plutôt Jean Gabin ?) a affirmé que la seule chose qu’il savait c’est qu’il ne savait rien, est-il possible alors d’apprendre quoi que ce soit si c’est pour éventuellement ne rien savoir de toute façon ?

ou encore possible de comprendre quoi que ce soit ? nous-même en premier lieu…

pour tenter de faire la lumière sur cette question, allons au fond des mots… tout d’abord avec le terme prendre dont sont composés les deux mots vedettes du jour:

PRENDRE
Mettre avec soi ou faire sien
Agir de façon à avoir, à posséder quelque chose ou quelqu’un

drôle de mot que ce prendre, car que peut-on prendre au juste ?

on peut prendre le temps, temps qui n’existe pas vraiment alors que on se fait prendre au piège du temps…

ou se prendre au sérieux, ce qui est très drôle quand on essaie de le faire…

ou prendre la peine, ce qui n’est pas plus gai… qui est pris qui croyait prendre alors…

mais si on ajoute le préfixe ap, prendre devient apprendre…

APPRENDRE
Acquérir par l’étude, par la pratique, par l’expérience une connaissance, un savoir-faire, quelque chose d’utile
Être informé de quelque chose qu’on ignorait
Enseigner à quelqu’un quelque chose, lui faire acquérir une connaissance, un savoir-faire, une expérience
Communiquer une information à quelqu’un, lui faire savoir quelque chose

comme on voit, soit on n’apprend rien, soit on apprend à s’apprendre soi-même… au mieux on peut apprendre à s’aimer soi-même… ou encore on peut apprendre quelque chose à autrui, ce qui est en soi un défi si on conçoit qu’apprendre de et sur soi est déjà un beau défi…

que peut-on apprendre aux autres alors que l’on apprend soi-même ?

car la vie consiste à développer un savoir-être, qui se traduit par un savoir être, apprendre à s’aimer soi se doit d’être le premier pas… qui perdure tout au long de notre vie car la job de bras qui consiste à s’aimer est une never-ending histoire d’amour… de soi, aux autres éventuellement…

on peut aussi apprendre découvrir des faits qu’on ne connaissait pas auparavant… apprendre est donc une perpétuelle découverte… en soi ou à l’extétieur… comme dans dé couvrir, enlever la couverture – d’ombre ou d’ignorance – en projetant une lumière sur des pans de soi-même ou sur des faits extérieurs…

apprendre à se connaître soi-même, à se découvrir, est probablement l’un des plus grands défis de la vie… on peut apprendre diverses choses, mais s’apprendre soi-même ou apprendre sur soi-même, nous qui sommes en changement et en transformation constante, demande de la fluidité car nous sommes un processus continu de changement en soi…

ainsi apprendre implique inévitablement ouverture d’esprit pour que la lumière pénètre les tréfonds de notre âme, fluidité car la vie coule de soi et en soi, et flexibilité car jamais rien d’acquis… que changement, que changement…

puis éventuellement, peut-être on en arrive par comprendre… prendre avec…

COMPRENDRE
Contenir en soi
Faire entrer dans un ensemble
Avoir une idée su sujet de quelque chose ou quelqu’un;
saisir le sens de quelque chose
Se faire une idée claire des causes, des motifs de…
Se rendre compte de…
Avoir une attitude compréhensive envers quelque chose ou quelqu’un

on peut bien avoir une ou des idées au sujet de soi, de quelque chose ou d’autrui, ce ne seront toujours que des idées… et les idées, on sait que ça change, sauf chez les fous et les folles

la vie est une grande scène sur laquelle nous jouons notre vie… à quitte ou double… en ce moment, nous vivons une grande comédie dramatique dans laquelle certain(e)s éprouvent surtout de la peur et des craintes, d’autres de la frustration et de la colère envers les diverses formes de contrôles qui se sont resserrés depuis plus d’un an…

mais ultimement, d’après moi, l’une des choses que l’on doit comprendre des événements actuels, c’est que nous ressentons probablement tous et toutes de la peur au fond de soi, au coeur de soi… peur face à l’avenir principalement… peur de perdre, soit la santé ou la liberté selon notre vision des choses… peur de perdre ceux et celles qu’on aime, et éventuellement, peur de perdre la vie qui nous anime… même si on dit que celle-ci est impossible à perdre car nous ne faisons que changer de forme…

et si on doit apprendre quelque chose, c’est peut-être de vivre avec cette peur qui se trouve au fond de notre coeur… peur accompagnée d’une confiance et d’une foi équivalentes… à nous de donner vie et attention à ce que l’on juge le plus précieux…

allez, prenons notre temps… car il n’existe pas…

écouter son coeur

6 mai 2021

traduction: tu vas savoir que tu as pris la bonne décision lorsque la paix vibre en ton coeur… arrête d’écouter ce que le monde dit que tu devrais faire… commence à écouter ton propre coeur… il n’y a que quelques personnes en ce monde qui vont demeurer complètement vraies avec toi et tu devrais être l’une d’elles… écoute ta propre voix, ton âme à toi, car de trop nombreuses personnes écoutent le bruit du monde plutôt qu’eux mêmes… au plus profond de toi, tu sais ce que tu veux, ne laisse personne d’autre décider cela pour toi

on nous dit souvent d’écouter notre coeur… mais avouons-le, pas toujours évident… car souvent la tête s’en mêle, s’emmêle et nous emmêle avec elle… souvent le mental vient brouiller les cartes routières de la prochaine marche à suivre… souvent on calcule plutôt que de sentir…

mais l’idée de jauger nos décisions à prendre à la qualité de la paix qui règne en notre coeur me semble constituer un bon critère… car on a beau peser et soupeser les pours et les contres de chaque situation, le doute est parfois tenace…

parfois, en cas de dense doute, quand le doute danse avec nous, on a beau calculer, tenter de prédire, essayer de prévoir et tenter de deviner le chemin que l’on veut marcher pour la suite de nos prochains pas, la lumière ne se révèle pas toujours facilement… quand on marche dans le noir, il faut faire confiance à nos pieds qui foulent le sol, faire confiance à chacun de nos pas…

mais pour être en mesure d’écouter son coeur et surtout de bien le décoder, il faut s’arrêter, faire silence, peser sur pause… ne pas vouloir savoir, qu’écouter… et être patient(e)…

ici, dans la forêt et dans les jardins, autour de la maison, il y a tant à faire… tellement que parfois j’en suis étourdi… alors dans ces moments, je laisse mon corps bouger comme bon lui semble…

car parfois, faute de pouvoir interpréter proprement mon coeur, je me fies à mon corps et le laisse me guider, car this little heart of mine réside en ce corps porteur de notre âme…

et ce petit coeur de soie, we all gonna let it shine…

ci-bas, petit mode d’emploi simple comme abc et 1 2 3…

note à moi-même: lorsque les choses sont accablantes, souviens-toi: une pensée à la fois, une tâche à la fois, un jour à la fois…

et une respiration après l’autre…

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Méditer en ligne ? ouatte de ailes !

5 mai 2021

depuis plus d’un an, plusieurs choses se font en ligne… Zoom est devenu une activité, un mode de communication, une façon de côtoyer ses ami(e)s, apprenti(e)s étudiant(e)s et collègues de travail… OK Zoomeur 😉

par comme en personne, mais c’est ça qui est ça… pour le moment…

personnellement, je n’apprécie pas les rencontres virtuelles qui comportent trop de communication… je m’y perds dans les mots…

très réticent au début, j’ai tout de même commencer à organiser des méditations / rencontres pour quelques ami(e)s de notre groupe… des rencontres d’environ 45 minutes, ponctuées de bribes de silence, de quelques pièces musicales et de quelques mots de sages, souvent Osho, mais pas uniquement…

si le silence peut nous faire nous perdre dans le cyberespace de notre mental et autres catastrosphères, le fait d’agrémenter ce silence de musique et de mots inspirants et portant à réflexion rend la séance plus connectante, plus sensuelle, comme dans le sens de l’écoute active… les notes et mélodies des sacrés hymnes et les quelques mots qui font respirer le silence nous permettent de demeurer présent(e)s – et connecté(e)s, car on écoute ensemble…

je médite depuis plus de 40 ans… je précise non pas pour me vanter car la plupart du temps, pendant les méditations, je pars dans ma tête, mais au fil de mes voyages intersidéraux, j’ai appris à en revenir… au souffle, au bout de mon nez, à l’observateur en moi, à celui qui se pogne lorsque parti ben raide… comme on dit, spacer out 7 fois, mais respacer in 8…

car avec le temps, on apprend effectivement à ne pas s’identifier aux fluctuations de notre mental, on apprend à l’observer, sans résistance, sans tenter d’arrêter de penser… surfer plutôt que de nager à contre-courant…

tel que je disais plus haut, je ne suis pas un grand fan des rencontres virtuelles… j’ai résisté longtemps… puis j’ai cédé… car besoin de connection, besoin de contacts même si pas charnels…

et s’il y a une chose qui me semble mieux adaptée aux rencontres Zoom que toute autre, c’est bien la méditation… assis chacun(e) chez soi, en soi, avec la simple respiration et l’observation du mental comme occupations, et en présence d’un groupe qui nous rappelle que nous ne sommes pas seul(e)s même si assigné(e) à résidence en solo pour plusieurs d’entre nous…

ces séances, grandement appréciées de plusieurs parmi nous, dont moi le premier qui les prépare et les organise, permettent une connection d’âmes et d’esprits, une collégialité minimale… d’ici à ce que l’on se revoit en chair et en corps mes très cher(e)s…

si on éteint nos écrans pendant la méditation, on s’aperçoit la binette au début et on se salue par un simple namasté… puis, à la fin de la séquence silence et musique et quelques bons mots – bene dictions – il y a possibilité pour ceux et celles qui le veulent d’échanger quelques mots avec les autres faces dans notre écran… car ces faces ne sont pas que des faces, ce sont aussi des coeurs qui vibrent à l’unisson, des âmes qui en connection…

ces méditations en ligne sont la base de cette nouvelle tribu que je tente d’instaurer… car comme on ne peut se voir pour le moment, personnellement ces rencontres périodiques me gardent en contact avec mon monde, mon tout petit monde d’ami(e) et de longue et de courte date… car pas besoin de communiquer, possible de communier directement…

si le coeur vous dit d’espérimenter – comme dirait notre gourou des mots Sol, ce soir nous organisons une séance spéciale… contactez-moi à latribuvirtuelle2021@gmail.com pour que je vous fasse parvenir le lien Zoom….

à ce soir peut-être dans le cyberespace de nos coeur communs…

Merci, juste merci

3 mais 2021

souvent la première réaction qui m’anime le matin lorsque mes yeux s’ouvrent que ces mots full gratitude de Mr Camus…

pendant que certains voient davantage les libertés qu’on nous a retirées, que d’autres préfèrent regarder ce qui leur manque, que d’autres encore choisissent de regarder leurs écrans et s’indignent, moi j’ai la chance d’admirer les arbres et d’écouter les oiseaux chanter…

le simple fait d’avoir maison, amour et nourriture est déjà plus que parfait… et en plus, si on la chance de jouir d’un corps qui fonctionne malgré les années d’usure et de soins, c’est un bénéfice plus que secondaire… et c’est souvent quand on se porte moins bien qu’on reconnait cela…

évidemment, l’image du verre à moitié plein et/ou vide simultanément est un classique que l’on n’utilisera pas ici… mais c’est quand même ça qui est ça… même si la vie semble à l’envers… sauf que si vert dehors…

certains voient dans la situation présente un bris de liberté, et de ce nombre plusieurs de mes ami(e)s, ce que j’accepte même si j’admets que leur réaction me surprend parfois…

mais impossible pour moi de considérer autrement la toile blanche de notre vie autrement que comme un plein potentiel de création… cela est probablement facilité par le fait de vivre en nature… le miroir est plus calme…

oh bien sûr, chaque jour amène son lot de défis… mais la seule alternative est de considérer comment on peut surfer avec les vagues qui nous arrivent (dans l’air du temps les vagues et floush et floush)… estimer ce que l’on peut apprendre de nouveau quand la vie se révèle différente de nos attentes, comment on peut faire du mieux qu’on peut avec ce que l’on a dans et entre les mains…

une disposition intérieure que cette attitude, un choix, une capacité de choisir de voir la beauté sans tomber dans l’angélisme et le spiritual bypassing… car la vie est bien sûr pleine de défis, d’obstacles à nos plans, de détours… mais comme on dit, le chemin est le but et notre façon de voyager un but en soi… dès qu’on vit dans la chair, la gravité guette joue avec notre esprit…

et lorsque la satisfaction et la gratitude nous animent, l’étape suivante me semble consister à voir comment on peut aider autrui, comment contribuer au bien du plus grand nombre… commet aider ceux et celles qui ne sont pas aussi choyé(e)s que soi, ceux et celles qui ont besoin… car lorsqu’on est pleins, on déborde et quand on déborde, faut que ça coule… the show must flow on… et que ça roule… rush qui roule & rock n roll

un peu mon objectif avec cette nouvelle Tribu…

dans un premier temps, nous rassembler, pour méditer ensemble, en ligne et en personne parfois… se sentir connecté(e), avec soi et avec d’autres, mais aussi nous permettre de nous aider et nous entraider, de mettre nos talents à profit, de nous faire devenir plus grand(e) que je… pour passer de je au nous… assis, debout, et de je à nous…

à suivre…

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29 avril 2021

traduction: quand tu fais quelque chose avec toute ton âme, avec créativité ou amour, laissant ainsi une partie de toi dans ce que tu fais

et pourquoi pas âme, créativité ET amour ? car un peu la même chose…

beau terme que celui de Meraki… en fait, la seule façon de faire les choses… seule façon d’être même… totalement, avec âme et coeur, créativement, comme si c’était la dernière chose qu’on faisait dans notre vie… car ça l’est peut-être, la vie étant tellement imprévisible…

comme le chroniqueur est légèrement obsessionnel-compulsif, j’aimerais appliquer ce principe de Meraki au projet de nouvelle Tribu sur lequel je planche depuis quelque temps… et qui, à ma grande joie, semble résonner pour certain(e)s de mes ami(e)s et connaissances…

au cours de la dernière année, regardant la situation sociale, je me demandais ce que je pourrais faire pour aider… en avril de l’an dernier, lorsque la tempête frappait dans les CHSLD, j’avais offert mon aide en tant que bénévole (un peu craintif toutefois je l’admets) car j’étais incapable de rester les bras croisés devant cette horreur… comme on a tardé à me contacter, j’ai finalement été conduire des autobus scolaires quelques mois pour dépanner… puis l’été est venu nous croire que tout revenait comme avant

ces temps-ci, on peut constater que la santé mentale des gens est en général précaire et fragile… beaucoup de monde sur le gros nerf… résultant de l’isolement, des restrictions, des différences d’opinions et des relations délicates qui en découlent sur les réseaux, le moral de tout le monde frôle le rouge écarlate… comme notre face parfois…

observant cela, je me demandais de quoi le monde avait besoin

et ce que je constate est que plus que jamais, nous sommes nombreux/ses à avoir besoin de connexions nourrissantes, protégées et soutenantes…

besoin de temps pour revenir à soi, en soi, mais en même temps en contact avec d’autres, d’où l’idée des méditations en ligne… parfait médium pour être avec soi et ensemble, chacun(e) chez-soi mais relié(e)s…

besoin d’appartenance avec des gens heart minded… qui, au-delà de nos opinions, croyances et vues sur les choses, ressentent cette connexion de coeur à coeur…

besoin de partage nos talents, nos forces… car nous sommes plusieurs à vouloir aider, à vouloir contribuer… d’où l’idée d’un réseau d’aide, d’échange, de mentorat…

donc de là est née l’idée te tenter de nous regrouper… au sein d’un choeur, d’un noyau, d’un cocon chaleureux et inspirant…

quand on vieillit, nos besoins et désirs se précisent et se raffinent… on veut moins avoir, et être davatange… on veut faire ce qui est utile pour plus grand que soi… alors ce projet pour moi est justement full Meraki… un projet de d’âme, d’amour et de créativité… full coeur

une occasion de mettre nos ressources en commun, prônant des valeurs positives, créatrices, inspirantes, et servant à plus grand que soi…

car avec le temps, on constate que la vie ne tourne pas qu’autour de notre propre petit nombril… la vie est vaste et multiformes… et l’on a besoin de sentir que l’on fait une différence, besoin d’aider, de soutenir, de collaborer…

et en ces temps si incertains, besoin de mettre du sens dans nos actions… au sein d’un groupe de pairs, un groupe d’appartenance… une gang de chums de gars et de filles… parfois virtuellement, parfois en présence en forêt, quand on pourra…

et c’est un peu cela que j’aimerais contribuer à rendre possible, à réaliser dans le sens de rendre réel… avec liberté et implication, avec collégialité, fraternité et sororité… avec le sentiment de faire ce que l’on aime, ce à quoi nous sommes bons et bonnes et que l’on aime…

et en le partageant, en l’offrant car à mes yeux, les choses n’ont de valeur que si on les partage avec nos ami(e)s, nos proches, les gens qu’on aime et ceux et celles qu’on ne connait pas encore…

pour moi, c’est ça le Meraki… partager qui on est…

Meraki beaucoup beaucoup alors…

terminus, tout le monde embarque

28 avril 2021

♥♥♥ – 29/4/2021

traduction: ce voyage ne se calcule pas en terme de distance… arrête de t’éparpiller et tu réaliseras que tu es déjà arrivé(e) à destination… – Anthony De Mello

avec ce confinement, depuis un an, la distance a pris un nouveau sens, un sens nouveau… on ne sait pas si on va voyager de nouveau, du moins certainement pas autant ni comme avant… et en plus, avec tout ce temps passé à résidence, nous sommes obligé(e)s d’être beaucoup plus avec soi-même, surtout ceux et celles qui vivent seul(e)…

et qui dit distance dit aussi moins de relationing avec autrui et davantage de contact avec soi-même… car autant les occasions de contact sont plus limitées qu’auparavant, autant on passe plus de temps que jamais avant avec soi-même… pour le meilleur, et pour le vivre…

et comme on se disait ici l’autre jour,

belle occasion de passer du temps avec soi-même que cette situation en effet… du temps sans distance pour apprendre à s’aimer davantage, et à découvrir tous les petits racoins cachés de notre âme qu’on n’avait pas tant à explorer auparavant, trop occupé(e) à parcourir le monde ou à jazzer avec des ami(e)s (salut tatie 😉

parlant distance qui n’existe pas, dès qu’on arrête de courir et qu’on ferme les yeux, on arrive immédiatement ici, déjà à destination… en fait, dans cette destination qui est toujours présente mais qu’on oublie et après laquelle on aime courir, même si on a toujours les deux pieds dedans… cette destination qu’on imagine toujours plus tard, plus loin, ailleurs…

pourtant…

comme lors de nos méditations en ligne, dès qu’on ferme nos yeux, et qu’on ouvre nos coeurs, nous sommes immédiatement ici, ensemble… plus d’écran, plus de distance, plus de séparation… seul et même et unique coeur…

c’est notable parmi notre groupe, car la plupart d’entre nous méditons depuis longtemps… ensemble, jadis, on a appris à arrêter de courir… et maintenant on se retrouve, ici, même à distance… et dès qu’on tombe en soi, la connexion avec soi et entre nous est tout simplement là, comme toujours, chacun(e) à destination… wifi avec fil invisible… et sans distance car tout le monde ici, au coeur de soi…

résistant aux rencontres Zoom en début de pandémie, mais avec l’intuition me disant de le faire tout de même, j’ai commencé à organiser quelques méditations en ligne pour maintenir un minimum de contact entre quelques personnes de notre petit groupe… confinement oblige et raffinement en prime…

et je me suis rendu compte que si les Zoom à paroles m’étourdissent, j’apprécient grandement nos rencontres virtuelles de méditation en silence, entrecoupé de belle sacrée musique, et de quelques mots de sagesse, pour garder un lien horizontal entre nous… car parfois le silence est si vaste qu’on peut s’y perdre…

et souvent on ouvre nos écrans en début de rencontre, pour se saluer, mais on les éteint car pas dans l’écran que ça se passe, même si par là que ça passe quand même… et on les ouvre de nouveau à la fin pour se saluer… tout simple… 45 minutes de présence ensemble font la job… car la distance n’existe pas…

je crois sincèrement que notre propre coeur est notre destination… et qu’on est déjà arrivé(e)s… et que oui, on a besoin de la présence des autres… moi en tous cas…

mais je constate que cette qualité de présence est en train de changer, de se transformer… en fait quand la qualité de notre présence à soi se raffine, notre présence aux autres se modifie du même coup…

ici, ensemble, moi avec toi, vous, toi, vous avec moi… à destination… perpétuelle et intemporelle destination…

terminus, tout le monde embarque…

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traduction : les gens les plus heureux sont les «donneurs», pas les «preneurs»…

l’une des intentions principales de cette nouvelle Tribu est de rassembler une gang de donneurs/donneuses

pas des donneux de leçons, ni des donneux d’opinions, ou de morale, ni des donneux de conseils…

non, plutôt des donneurs/ses de temps, de présence, à soi et à l’autre, aux autres…

des donneurs/ses d’amitié, des gens qui ouvrent leur coeur à plus grand que soi… en fait plus des partageurs/ses, des passeur/ses, que des donneurs/ses en tant que tels… car rien ne nous appartient de toute façon… ainsi on ne donne jamais vraiment rien, car on ne fait que passer, que se laisser passer dedans par la vie, parfois on se fait même dépasser… au fond, on ne fait que se passer la matière de base de la vie les un(e)s les autres… on transforme, on modifie, on partage…

rassembler donc, des gens qui ne donnent pas nécessairement pour être heureux/ses en retour, ou pour s’ennorgueuillir de donner… non, qu’heureux/ses et bien de simplement donner, d’aider, de soutenir… car quand on a déjà donné, on sait que le simple geste de donner fait du bien… ça la paie… et quand on a déjà reçu, vraiment reçu, on a envie de redonner…

car donner fait de la place dans le coeur, donner sans attente, à partir de son coeur, permet de rejoindre le coeur de l’autre, le coeur du monde…

donner fait plaisir, donner fait du bien, donner dégage et ouvre le coeur, donner ouvre le chemin…

donner déleste le coeur de son surplus de poids, de son surpoids… donner fait rajeunir… donner allège et donne des ailes…

donner permet le détachement…

on dit souvent qu’il faut avoir reçu pour être en mesure de donner… d’autres disent au contraire qu’il faut donner avant et – peut-être – qu’ensuite on recevra… car un moment donné, recevoir devient secondaire et passe derrière l’acte de donner… car en fait, c’est l’acte de donner qui nourrit le coeur… parait qu’on peut même donner ce que l’on aurait aimé recevoir et que l’on a jamais reçu… car dès qu’on donne on reçoit… comme le karma, la récompense du don est instantannée…

car vous et moi, depuis tant d’années, on a fait toutes sortes d’ateliers de croissance, on a plongé en soi, on a médité, on a pris soin de soi, on a appris à s’aimer soi-même, on s’est regardé le nombril longtemps et depuis belle lurette… tellement que j’ai l’impression que maintenant est le temps de donner… donner à autrui, donner à quiconque a besoin, donner à plus démuni que soi sur le plan matériel et affectif… surtout en cette période socialement instable… trouver refuge dans le don de soi…

car le monde vit une période de grands besoins… de toutes sortes… le monde a besoin de nos dons, nos talents, nos dons de coeur… que notre présence devienne présent…

pour cela que cette nouvelle Tribu visera à encourager les projets qui donnent, qui redonnent toute cette gratitude et cette reconnaissance que l’on a emmagasinée…

projets de mentorat individuel, projets de bénévolat… bénévolat qui signifie: situation d’une personne qui accomplit un travail gratuitement, sans y être obligée… en fait, quand on bénévole, on reçoit beaucoup, mais pas du cash, pas des bidous… on reçoit l’amour que l’on donne, le soin que l’on offre, on reçoit en donnant… et plus…

donner a la capacité de nous ouvrir le coeur pour que l’on puisse apprécier tout ce que l’on a… on dit que si tu veux perdre quelque chose, conserve-le que l’on ne peut posséder que ce que l’on donne…

hier je parlais avec mon ami Ravi, grand donneur s’il en est, et ami intime depuis plus de 20 ans… nos chemins et nos parcours sont tissés serrés depuis l’an 2000… et hier, j’ai demandé à Ravi s’il était intéressé à devenir mon elder de service pour la nouvelle Tribu, notre sage homme… et il a dit oui…

alors la construction de l’équipe est entamée… à suivre…

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